SAINT-JEAN, – Un ambulancier qui est intervenu au bureau de Richard Oland le jour où l’homme d’affaires bien connu a été retrouvé mort a témoigné jeudi lors du procès de son présumé tueur, au Nouveau-Brunswick. Philias Comeau a notamment révélé que la police avait attendu plus d’un an après les événements pour recueillir son témoignage.

Le paramédical a dit devant la Cour du Banc de la Reine à Saint-Jean que lui et son partenaire avaient reçu un appel peu avant neuf heures, le 7 juillet 2011. L’appel était à propos d’une personne blessée et affectée par un traumatisme.

À leur arrivée près de l’immeuble du bureau de M. Oland, sur la rue Canterbury, à Saint-Jean, M. Comeau et son collègue ont aperçu un policier dans une fenêtre, qui les a interpellés pour leur conseiller de ne pas apporter tout leur matériel avec eux.

M. Comeau a raconté avoir senti une forte odeur au moment d’approcher le bureau en question. Une «odeur de la mort», a-t-il précisé.

Philias Comeau a expliqué que le corps de M. Oland était étendu au sol dans une grande mare de sang et qu’il était déjà raidi, suivant le phénomène naturel de rigidité cadavérique.

L’ambulancier a décrit les blessures de l’homme âgé de 69 ans au moment des faits comme étant «incompatibles à la vie».

La Couronne a informé le jury que M. Oland avait été tué dans un excès de violence qui s’est terminé par 40 coups à la tête et au cou.

Lors du contre-interrogatoire mené par l’avocat de la défense, Gary Miller, M. Comeau a affirmé ne pas avoir été contacté par la police avant le mois de novembre 2012 pour déposer une déclaration.

Me Miller a alors demandé si la police venait recueillir les déclarations beaucoup plus tôt, normalement. L’ambulancier a alors répondu «oui».

Le fils de M. Oland, Dennis, a déjà plaidé non-coupable pour meurtre non prémédité.

Un policier a également témoigné, jeudi matin, faisant écho aux commentaires de l’ambulancier décrivant une forte odeur et une scène de crime sanglante à l’intérieur du bureau de Richard Oland.

Le policier de Saint-Jean, Don Shannon, a expliqué au procureur de la Couronne, Patrick Wilbur, qu’il avait tenté de trouver des éléments pouvant aider à l’enquête dans le secteur de l’immeuble à bureaux en vérifiant le long des bâtiments, dans l’herbe, sous les voitures et dans un chantier de construction sur la même rue.

M. Shannon a dit qu’il était alors à la recherche de tout indice lié à l’événement, y compris du sang, des vêtements ou une arme, mais en vain.

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