CALGARY – La première ministre albertaine Rachel Notley a déclaré jeudi qu’elle souhaitait qu’au moins un nouvel oléoduc soit construit pour exporter le pétrole de la province vers de nouveaux marchés.

Lors d’une allocution prononcée devant l’Association albertaine des municipalités urbaines à Calgary, Mme Notley a indiqué qu’elle comptait parvenir à ses fins en lançant des discussions avec la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec.

Elle a précisé que l’accès à de nouveaux marchés était essentiel pour l’Alberta, dont l’économie dépend en grande partie des revenus pétroliers.

En juillet, les premiers ministres du Canada ont signé une stratégie énergétique canadienne afin de fournir des produits de l’énergie à des acheteurs mondiaux.

«Cette stratégie aidera aussi…alors que nous devons faire face à un défi majeur dans le secteur de l’énergie dans la province, qui est celui de la nécessité d’améliorer l’accès à de nouveaux marchés mondiaux. Il s’agit donc essentiellement d’obtenir au moins un nouvel oléoduc», a expliqué Rachel Notley devant les membres de l’association.

Plus tard, elle a dit aux journalistes qu’elle ne s’était jamais opposée à la construction d’oléoducs.

Cependant, elle a souligné n’avoir jamais appuyé le projet Keystone XL qui doit passer à travers les États-Unis, puisqu’il était fort peu probable qu’elle réussisse à influencer les décideurs américains. De plus, il va à l’encontre de l’objectif de son parti, qui souhaite conserver les emplois locaux.

Lors d’un arrêt de campagne dans l’Iowa cette semaine, la candidate démocrate Hillary Clinton a déclaré qu’elle s’oppose au projet controversé. Selon l’ancienne secrétaire d’État, le débat sur l’oléoduc est devenu une distraction sur les efforts pour lutter contre les changements climatiques.

Mme Notley a affirmé que l’Alberta connaîtrait vraisemblablement une nouvelle croissance dans le secteur de l’énergie — mais il est nécessaire que la province fasse de plus grands efforts sur l’environnement, selon elle. «Ça fait longtemps que le gouvernement de l’Alberta doit revoir sa loi sur l’environnement», a-t-elle précisé.

«Si nous ne rectifions pas le tir sur cette question, une solution va être imposée à nous tôt ou tard, par d’autres — par un gouvernement fédéral ou par les marchés, qui feront de plus en plus de pressions pour que les produits énergétiques qu’ils achètent soient traités d’une manière responsable», a-t-elle ajouté.

Avec des prix du pétrole actuellement en dessous de 50 $ US le baril, le gouvernement de l’Alberta a fait face à des critiques pour aller de l’avant avec un révision des redevances même si les taux ne seraient pas affectés jusqu’à la fin de l’année prochaine.

Mme Notley a défendu sa position dans son discours, soulignant qu’il était nécessaire pour le gouvernement de recueillir une «juste part» des ressources de l’Alberta.

«L’examen des redevances est synonyme de la modernisation et la mise à jour de notre système, de sorte qu’il corresponde à notre industrie de l’énergie et son futur», a-t-elle déclaré.

«Ce réexamen vise à s’assurer que, alors que les prix remontent, nous recueillions notre juste part de notre propre richesse des ressources dans le Fonds d’épargne du patrimoine de l’Alberta pour l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants.»

Ce processus devrait être terminé d’ici à la fin de l’année, selon Mme Notley.

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