MONTRÉAL – La perte de biodiversité menace de plus en plus la capacité de la planète à fournir aux humains ce dont ils ont besoin pour survivre, prévient une vaste étude à laquelle ont collaboré de nombreux chercheurs canadiens.

Les aliments, l’eau potable, le fourrage, les sols fertiles et la protection contre les insectes nuisibles et la maladie ne sont que quelques-uns des éléments qui sont ainsi menacés, précise l’étude publiée dans l’édition courante du prestigieux journal scientifique Nature par 17 chercheurs provenant notamment des universités McGill et de la Colombie-Britannique (UBC).

Ils basent leurs conclusions sur l’analyse de plus d’un millier d’études écologiques réalisées depuis le sommet de la Terre de Rio de Janeiro, au Brésil, en 1992.

Une des auteures de l’étude, la professeure Diane Srivastava, de UBC, a prévenu que les efforts déployés par l’humanité pour préserver la biodiversité ne sont plus nécessairement altruistes. La recherche, ajoute-t-elle, souligne avec force la nécessité de renforcer les évaluations environnementales de manière à combattre les menaces qui planent sur la biodiversité dont plusieurs humains profitent et dépendent.

Les études analysées démontreraient ainsi que la diversité génétique rehausse le rendement des récoltes commerciales, augmente la productivité des repiquages d’arbres, favorise la croissance du fourrage dans les surfaces pastorales et stabilise le rendement des installations piscicoles.

La diversité des plantes contribue également à une plus grande résistance face aux espèces envahissantes, lutte contre certaines maladies végétales, augmente la séquestration de carbone en raison d’une biomasse plus importante, et améliore la qualité des sols.

L’auteur principal de l’étude, le professeur Bradley Cardinale, de l’université du Michigan, a comparé cette étude à l’avertissement lancé par les médecins concernant le tabagisme. La perte de biodiversité, a-t-il dit, risque de nuire à la société en réduisant les écosystèmes essentiels à la santé et à la prospérité humaines.

«Nous croyons que la perte de diversité biologique diminue la capacité des écosystèmes à supporter les sociétés humaines», a renchéri le docteur Andrew Gonzalez, du Centre de la science de la biodiversité du Québec, de l’université McGill.

L’étude a été réalisée entre autres grâce à l’appui financier du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

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