MONTRÉAL – En réaction aux témoignages de femmes autochtones de Val-d’Or qui ont rapporté avoir subi des sévices aux mains de policiers de la Sûreté du Québec (SQ), celle-ci mettra en branle deux projets-pilotes.

La SQ équipera les véhicules de sa flotte circulant dans cette ville de l’Abitibi-Témiscamingue de caméras.

Elle créera également une équipe supplémentaire de policiers et de travailleurs sociaux pour intervenir dans certaines situations de crise.

Pour l’instant, le moment du déploiement de ces initiatives n’a pas été dévoilé.

La Sûreté du Québec a été éclaboussée par un reportage de l’émission «Enquête» diffusé jeudi. Des femmes autochtones y affirmaient avoir été victimes d’agressions sexuelles et d’abus de pouvoir commis par des policiers.

Dans la foulée de la présentation de ce reportage, huit d’entre eux ont été renvoyés à la maison jusqu’à nouvel ordre.

Par ailleurs, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été chargé de mener une enquête sur cette affaire.

De prime abord, cette responsabilité avait incombé à la SQ.

La semaine dernière, la ministre québécoise de la Sécurité publique, Lise Thériault, a, en effet, indiqué que la Sûreté du Québec s’était penchée sur ce dossier dès le mois de mai. Elle a aussi précisé que le SPVM prendrait la relève non pas parce qu’il y avait des lacunes dans le travail des enquêteurs de la police provinciale mais plutôt parce que tous les intervenants mêlés au dossier ne leur faisaient pas confiance.

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