Walter Michot / La Presse Canadienne Marc Wabafiyebazu.

TORONTO – Le fils de l’ancienne consule générale du Canada à Miami, qui est accusé de meurtre prémédité en lien avec un vol à main armé ayant coûté la vie à son frère aîné, songe à conclure une entente qui pourrait lui éviter une longue peine d’emprisonnement, a appris La Presse Canadienne auprès d’une source au courant des procédures.

Marc Wabafiyebazu, âgé de 15 ans, doit retourner devant le tribunal dans deux semaines à l’occasion d’une audience durant laquelle un accord pourrait être conclu.

Lors d’une audience qui s’est déroulée lundi à Miami, la procureure Marie Mato a révélé que le jeune homme avait réussi les examens d’admission physiques et psychologiques du camp d’entraînement militaire.

La juge Teresa Pooler, qui a refusé de libérer l’adolescent sous caution en attendant la tenue de son procès, s’est réjouie de cette nouvelle. Un signe, selon la source, que le camp pourrait remplacer la prison.

Originaire d’Ottawa, Marc Wabafiyebazu est détenu dans un pénitencier pour adultes depuis le 30 mars à la suite de la tentative ratée de son frère et de lui-même pour dévaliser un vendeur de drogue. Jean Wabafiyebazu, âgé de 18 ans, et Joshua Wright, âgé de 17 ans, ont été tués dans la fusillade ayant suivi le vol.

Le camp d’entraînement militaire est un programme de quatre mois dans le cadre duquel les participants font des exercices physiques et assistent à des cours de formation générale six jours par semaine.

Si l’adolescent complète le camp avec succès, il devra probablement travailler pendant deux mois, par exemple dans un entrepôt ou pour une entreprise de construction, avant de pouvoir retourner auprès de sa mère, Roxanne Dubé, dans des conditions ressemblant à celles d’une probation.

Me Mato et l’avocat du jeune homme, Curt Obront, ont promis d’essayer de s’entendre sur une proposition d’accord d’ici l’audience du 15 décembre. Le prochain camp d’entraînement militaire doit commencer deux jours plus tard.

Marie Mato a toutefois clairement indiqué qu’elle n’avait pas donné son approbation pour le camp, soulignant qu’elle devait d’abord obtenir l’aval de la procureure du district de Miami-Dade, Katherine Fernandez-Rundle.

Ed Griffith, le porte-parole du bureau de Me Fernandez-Rundle, a reconnu que la réussite des tests d’admission du camp était un «pas important», mais a insisté sur le fait qu’aucune entente n’avait été conclue pour le moment.

Mme Dubé, qui a démissionné de son poste de consule en août, a refusé de commenter.

Même si le cadet des frères Wabafiyebazu était à l’extérieur de la résidence lorsque la fusillade a éclaté et qu’il n’a jamais été accusé d’avoir ouvert le feu ou même menacé quiconque, les autorités de la Floride ont déposé une accusation de meurtre prémédité contre lui après qu’il eut avoué que son aîné et lui avaient eu l’intention de commettre le vol ayant déclenché la bagarre.

Plus tôt cet automne, Johann Ruiz-Perez, âgé de 21 ans, et Anthony Rodriguez, âgé de 19 ans, avaient accepté de témoigner contre Marc Wabafiyebazu en échange du retrait des accusations de meurtre auxquels ils faisaient face relativement à la mort de Jean Wabafiyebazu et de Joshua Wright.

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