MONTRÉAL – Il ne sera pas possible de renégocier le Partenariat transpacifique (PTP), même si de sérieuses inquiétudes pourraient être soulevées pendant des audiences publiques, a indiqué jeudi la ministre fédérale du Commerce.

«Les négociations sont terminées et il est important que les Canadiens comprennent que la décision ne consiste qu’à dire oui ou non», a indiqué jeudi Chrystia Freeland aux journalistes après avoir pris connaissance d’une variété de commentaires à ce sujet lors d’une rencontre à l’Université de Montréal.

La ministre Freeland a rappelé que le traité négocié par le gouvernement Harper pendant la campagne électorale était très compliqué et qu’il impliquait 12 pays le long de la côte du Pacifique, qui représentent ensemble 40 pour cent de l’économie mondiale.

Tous les pays ont deux ans pour ratifier le traité, mais celui-ci entrera en vigueur si les États-Unis, le Japon et quatre autres pays lui accordent leur appui.

«Il est important pour nous de comprendre que nous n’avons pas de veto», a souligné Mme Freeland lors de la rencontre organisée par le Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (Cérium).

La ministre a indiqué que ses propres consultations lui avaient permis d’entendre des appuis et de l’opposition au traité jusqu’à maintenant. Un représentant du Conseil des Canadiens a décrit jeudi le PTP comme une entente de «plutocrates», en référence au titre du dernier livre écrit par Mme Freeland, une ancienne journaliste, sur l’inégalité des revenus.

Un professeur de sciences politiques de l’Université de Montréal, George Ross, a demandé quelle était l’utilité, pour le gouvernement, de tenir des consultations si des changements n’étaient pas possibles, puisqu’elles ne risquent que d’effiler ce qui a été accompli.

Malgré tout, Mme Freeland a affirmé que le gouvernement s’était engagé à entendre l’avis des Canadiens avant de tenir un vote de ratification au Parlement.

Aucune date n’a encore été fixée pour les audiences ou pour le vote de ratification. Le gouvernement libéral n’a pas encore indiqué s’il allait être présent pour la signature officielle du texte de l’accord, prévue le 4 février à Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Mme Freeland a précisé que la date importante était celle de la ratification, et non celle de la signature officielle. Mais son secrétaire parlementaire, David Lametti, a précisé que pour pouvoir ratifier l’accord, il fallait d’abord l’avoir signé. «Alors nous allons procéder une étape à la fois.»

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