Ryan Remiorz Rona Ambrose, Denis Lebel,. Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL – La chef intérimaire du Parti conservateur estime que Justin Trudeau aurait dû, la semaine dernière, demander à Barack Obama de revenir sur sa décision de rejeter le projet d’oléoduc Keystone XL.

De passage lundi à Montréal, Rona Ambrose a estimé que M. Trudeau avait fait ce qu’il fallait lors de sa visite officielle de trois jours à Washington, mais elle espère maintenant que le Canada pourra tirer profit des rapports harmonieux noués entre les deux hommes.

«Oui, il y a eu une grande fête et c’était bien joli tout ça, et beaucoup de gens se sont amusés, mais (la visite) n’a rien apporté de concret. On verra bien, mais on espère que M. Trudeau aura l’occasion de mettre à profit ses liens avec M. Obama pour plaider en faveur des (projets) canadiens», a-t-elle soutenu en conférence de presse, après avoir rencontré à Montréal des membres du Réseau des femmes d’affaires du Québec.

La députée albertaine croit que M. Trudeau aurait dû demander au président Obama de revenir sur sa décision dans le dossier Keystone XL — une décision basée, selon elle, sur la politique plutôt que sur les données scientifiques. Elle s’est dite d’ailleurs déçue que le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, n’ait pas fait partie de la délégation canadienne à Washington.

La chef conservatrice a par ailleurs réitéré ses critiques face à la décision du gouvernement libéral d’afficher des déficits annuels plus importants que les 10 milliards $ annoncés pendant la campagne électorale. Selon Mme Ambrose, le prochain budget fédéral, qui sera déposé le 22 mars, pourrait prévoir des déficits annuels fédéraux allant jusqu’à 30 milliards $.

«On devra bien un jour rembourser tout cet argent emprunté», a-t-elle dit. Selon Mme Ambrose, le gouvernement, s’il veut contrôler ses dépenses, devra procéder à des coupes ou augmenter les impôts au cours des prochaines années.

Les libéraux soutiennent que ces déficits successifs permettront au gouvernement de relancer l’économie, ce qui se traduira éventuellement par une hausse des recettes fiscales.

«Nous ferons pression sur ce gouvernement pour qu’il vive selon ses moyens», a promis Mme Ambrose, qui était accompagnée à Montréal par le chef adjoint du parti, Denis Lebel, député de Lac-Saint-Jean.

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