Adrian Wyld / La Presse Canadienne Justin Trudeau, Marie-Claude Bibeau, Stéphane Dion et Ban Ki-moon.

NEW YORK, États-Unis – Justin Trudeau soutient que l’aptitude du Canada à conclure des affaires dans le monde aurait été grandement compromise si son gouvernement avait annulé le contrat militaire de 15 milliards $ déjà signé par les conservateurs avec l’Arabie saoudite.

Selon le premier ministre, il faut assurer les autres pays et entreprises du monde que les contrats conclus avec un gouvernement canadien seront honorés par l’administration suivante, sans quoi la crédibilité d’Ottawa en serait minée.

Les libéraux ont été la cible de critiques lorsqu’ils ont refusé d’annuler la vente de véhicules blindés légers à l’Arabie saoudite, un pays au bilan peu reluisant en matière de droits de la personne, aussi blâmé pour son intervention militaire au Yémen.

Plus tôt cette semaine, le Parlement néerlandais a adopté un embargo sur la vente d’armes à l’Arabie saoudite, dans la foulée d’un geste similaire du Parlement européen le mois dernier.

M. Trudeau a assuré mercredi que le Canada respecterait le contrat déjà signé mais que son gouvernement sera plus «rigoureux, ouvert et transparent» dans son approche en matière de vente d’armes à l’étranger.

Le premier ministre, en visite au siège des Nations unies mercredi, n’a pas voulu préciser aux journalistes cette nouvelle approche libérale, si ce n’est pour dire qu’elle devra respecter les «valeurs que le monde est en droit d’attendre» du Canada.

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