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MONTRÉAL – Plus que jamais, des milliers de jeunes agriculteurs, ayant moins de 40 ans, sont prêts à relever les défis de l’avenir, mais ils ont besoin d’aide pour l’acquisition de terres alors que des sociétés d’investissement leur livrent concurrence.

Selon la nouvelle présidente de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ), Michèle Lalancette, le gouvernement québécois doit implanter des mesures favorisant le maillage entre les agriculteurs qui désirent vendre et les jeunes qui sont prêts à prendre le relais.

La FRAQ ne cache pas que le recours aux financements extérieurs des actifs agricoles amène de nouveaux joueurs avec lesquels les jeunes ne peuvent pas concurrencer.

Des fonds d’investissement, notamment Pangea, disent agir comme partenaires des agriculteurs, en leur apportant une taille d’exploitation «optimale» tout en partageant les risques et profits.

A son 34e Congrès annuel, qui s’est tenu récemment à Victoriaville, les jeunes agriculteurs ont été déçus des propos tenus par le ministre de l’Agriculture du Québec, Pierre Paradis, alors que le thème portait sur le défi intergénérationnel.

Mme Lalancette a dit au ministre que l’on perdait «un temps fou» à ne pas agir rapidement, comme dans le dossier de l’accaparement des terres.

Le ministre Paradis a indiqué à son auditoire que son gouvernement avait mandaté une entreprise qui l’informera des transactions relatives aux terres agricoles.

Pour sa part, Pangea affirme sur son site que plus de 50 pour cent de ses associés sont de la relève alors que seulement 14 pour cent des agriculteurs propriétaires exploitant de grandes cultures ont moins de 35 ans au Québec.

Mais Mme Lalancette a déjà indiqué que des sociétés «privent les agriculteurs des actifs qui prennent le plus de valeur et les réduisent au simple statut de locataires ou de salariés».

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