Christopher Katsarov Christopher Katsarov / La Presse Canadienne

TORONTO – Le décès de l’ancien maire controversé de Toronto Rob Ford a suscité une vague de sympathie aussi bien chez ses fidèles partisans que ses plus ardents détracteurs, mardi, dans la métropole canadienne et ailleurs au pays.

Le successeur de M. Ford à la mairie, John Tory, s’est attristé du fait que cet «homme profondément humain» ne reviendra plus jamais à l’hôtel de ville, où «son absence se fera sentir». Il a salué la mémoire d’un homme «qui exprimait le fond de sa pensée et qui s’est présenté à la mairie animé de convictions profondes».

Tous les drapeaux des édifices municipaux de Toronto sont mis en berne en l’honneur de Rob Ford, qui a occupé une place importante dans la vie politique de la Ville, a indiqué le maire Tory, ancien chef du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario. Un livre de condoléances sera aussi mis à la disposition des Torontois à l’hôtel de ville.

M. Ford est décédé mardi à l’âge de 46 ans à l’hôpital, entouré de sa famille, des suites d’un cancer rare.

La première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a interrompu la période de questions à l’Assemblée législative pour offrir ses condoléances aux proches de l’ancien maire, alors que les députés apprenaient la nouvelle avec stupeur, même si on savait que M. Ford était déjà aux soins palliatifs. Les députés ont observé une minute de silence en Chambre.

Mme Wynne a estimé que M. Ford «avait mérité le respect de tous pour son inébranlable détermination face à ses graves ennuis de santé».

Le premier ministre Justin Trudeau, sur son compte Twitter, a rendu hommage à Rob Ford, qui «a combattu le cancer avec courage et détermination», tout comme l’ex-premier ministre Stephen Harper, dont les liens avec l’ex-maire ont été mis en évidence lors de la dernière campagne électorale fédérale.

«Rob a été un battant tout au long de sa vie et un serviteur de l’État dévoué. On se souviendra de lui pour son courage, son amour pour Toronto et pour sa famille», a écrit M. Harper.

Rona Ambrose, chef intérimaire des conservateurs fédéraux, où M. Ford comptait plusieurs alliés, a estimé qu’on se souviendrait de l’ex-maire comme d’un «infatigable défenseur des contribuables et de ses commettants».

Le chef du Nouveau Parti démocratique fédéral, Thomas Mulcair, a lui aussi offert sur Twitter ses condoléances à la famille de Rob Ford: «46 ans, c’est bien trop jeune pour dire adieu à ses proches.»

Les médias sociaux ont largement relayé les sentiments que nourrissaient encore plusieurs Torontois, surtout ceux de la «Ford Nation», la banlieue en colère contre l’«establishment» du centre qui avaient vu en Rob Ford leur défenseur.

«RIP Rob Ford, vous étiez une véritable légende», écrivait l’un. «RIP Rob Ford. Vous avez été maire de Toronto mais vous étiez aussi le chouchou de l’Amérique», a écrit un autre.

«Même si je ne partageais pas ses politiques, je crois qu’il était sincère. C’est bien triste», écrit cet autre. «Je n’étais certainement pas un de ces partisans mais l’homme avait une famille et il aimait vraiment Toronto», admet celui-là.

La disparition du maire coloré, qui a parfois fait les manchettes pour les mauvaises raisons, a aussi attiré l’attention sur les sites des médias «traditionnels» ailleurs dans le monde. La chaîne américaine CNN a annoncé son décès, tout comme les quotidiens Le Monde, New York Times, Libération, La Tribune de Genève, Les Échos ou Paris Match, notamment.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!