Chantal Levesque

Uber emploie actuellement au moins 126 chauffeurs UberX qui ont défroqué de l’industrie du taxi pour joindre les rangs de l’application pour téléphone intelligent depuis son arrivée au Québec en 2014.

C’est l’un des résultats d’un sondage interne réalisé par Uber auprès de ses 3500 chauffeurs UberX actifs au Québec. De ce nombre, 40%, soit 1400 chauffeurs, ont répondu au sondage, et 9% des répondants ont affirmé qu’ils avaient «au préalable travaillé dans l’industrie du taxi ou [de la] limousine».

UberX est l’un des services de l’application Uber qui permet à des particuliers d’offrir des services de transport. UberX a été déclaré illégal par le gouvernement provincial. Le ministre des Transports, Jacques Daoust, estime que les chauffeurs UberX offrent des services de taxi sans se procurer tous les permis nécessaires. Une commission parlementaire a été réalisée à Québec dans les dernières semaines visant notamment à trouver un moyen d’encadrer ces services.

Les résultats du sondage indiquent également que 74% des répondants ont un autre emploi en plus de leurs activités Uber. Les dirigeants d’Uber avaient indiqué au cours de leurs apparitions publiques que les chauffeurs UberX utilisaient la plateforme à temps partiel et non à temps plein, comme les chauffeurs de l’industrie du taxi traditionnelle, afin d’expliquer qu’ils font du «covoiturage urbain» et non du taxi.

De ceux ayant un emploi à temps plein hors de la plateforme, 32% disent conduire sur Uber «parce que sans un revenu d’appoint, ils n’arrivent pas à la fin du mois». En tout, 60% des répondants disent utiliser Uber pour «la flexibilité de l’horaire qui leur permet de mieux concilier vie familiale et professionnelle».

Si 82% des chauffeurs UberX qui ont répondu au sondage vivent dans un foyer avec plusieurs individus à charges, 13% sont des étudiants de tous âges «certains décidant de retourner sur les bancs d’école et en se servant de Uber pour subvenir à leur besoin de manière flexible». Les 30 ans et moins représentent 22% des répondants, contre 13% pour les plus de 50 ans.

«Les résultats de cette enquête d’opinion démontrent que la flexibilité de l’offre de travail de Uber convient à des milliers de Québécois provenant de différents horizons; étudiants, entrepreneurs, travailleurs saisonniers ou encore des gens qui malheureusement viennent de perdre leur emploi et préfère offrir des courses en covoiturage urbain plutôt que de collecter de l’assurance chômage», affirme Jean-Christophe de Le Rue, porte-parole d’Uber Canada.

L’application Uber peut être utilisée dans quatre villes au Québec, soit Montréal, Québec, Laval et Longueuil.

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