David Noel David Noel / La Presse Canadienne

Le Bureau de la sécurité des transports a fait savoir, mercredi, qu’il s’attardait aux incidents qui peuvent survenir lors de l’approche de la phase d’atterrissage, dans son enquête sur l’écrasement d’un avion survenu mardi aux Îles-de-la-Madeleine et qui a fait sept morts, dont l’ancien ministre Jean Lapierre.

Les enquêteurs Mike Cunningham et André Turenne, du BST, ont fait le point quelques heures seulement après qu’ils eurent pénétré dans le périmètre de sécurité entourant la carcasse de l’avion.

M. Turenne a précisé qu’ils étaient six enquêteurs, à l’heure actuelle, et que d’autres se joindraient au groupe prochainement.

Toutes les données seront analysées, a-t-il indiqué, qu’il s’agisse des conditions météorologiques — qui ont jusqu’ici été montrées du doigt —, de la condition de l’appareil Mitsubishi MU-2, de son entretien, des fonctions et systèmes en place et tout autre facteur ayant pu contribuer à l’écrasement.

Cinq membres de la famille Lapierre sont décédés, dont l’ancien ministre fédéral des Transports, de même que le pilote et le copilote.

Le petit turbopropulseur à deux moteurs, de propriété privée, avait décollé de l’aéroport de Saint-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal, à 9h31, et l’accident est survenu aux Îles-de-la-Madeleine à 11h40 heure locale à deux kilomètres de l’aéroport.

Comme l’écrasement a eu lieu tout près de l’aéroport, il est raisonnable de penser qu’il pourrait s’agit d’un «accident d’approche», c’est-à-dire des problèmes techniques qui peuvent survenir lors de l’approche de la phase d’atterrissage, ont laissé entendre les deux enquêteurs du BST.

«Si on a un GPS à bord, on va être en mesure d’avoir un vol jusqu’à l’impact», a souligné M. Turenne. Et cela leur permettrait de savoir à quelle vitesse allait l’appareil, à quel moment il a pris son virage et «s’il était en connaissance de sa position réelle» malgré la visibilité réduite en raison des conditions météorologiques.

Le BST a précisé que l’avion n’était pas muni d’un enregistreur de conversations de poste de pilotage ni d’un enregistreur de données de vol, et qu’il n’était pas tenu de l’être.

Il a de plus indiqué que les conditions météorologiques au moment de l’écrasement étaient les suivantes: pluie légère et brume, visibilité de 4 km et plafond nuageux à 61 mètres. De plus, des vents soufflaient à 37 km/h, avec des rafales jusqu’à 56 km/h.

De son côté, la Sûreté du Québec a indiqué qu’«au moins une dizaine de personnes» avaient été rencontrées par son personnel dans le cadre de son enquête. Il s’agit de témoins visuels de l’écrasement, mais aussi de membres des familles afin de bien établir les circonstances entourant l’accident.

Au cours d’un bref point de presse aux Îles, Martine Asselin, porte-parole de la SQ, a rappelé que le rôle du service de police consiste à s’assurer qu’il n’y a pas d’élément criminel en cause dans la tragédie.

Elle a aussi noté qu’un périmètre de sécurité d’un kilomètre carré avait été établi autour du site de l’écrasement afin de mener adéquatement l’enquête.

Par ailleurs, la famille du pilote Pascal Gosselin a fait savoir qu’elle collaborait pleinement à l’enquête des autorités. Se disant elle-même attristée, vu la mort de M. Gosselin, elle a offert ses condoléances aux autres familles.

«La famille est dévastée. Elle n’arrive pas à expliquer l’inexplicable. En ce moment, tous souhaitent des réponses qui n’arriveront malheureusement pas aujourd’hui», a-t-elle commenté, par voie de communiqué.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!