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La police de Laval a procédé à l’arrestation de 10 hommes qui auraient sollicité les services sexuels de jeunes filles mineures.

Cette opération visant spécifiquement les clients de mineures serait une première au Québec, a dit une porte-parole de la police de Laval, Évelyne Boudreau.

Depuis le début de l’année, plusieurs cas de jeunes filles ayant fugué du centre jeunesse de Laval ont été rapportés dans les médias. Mais l’opération policière avait été mise sur pied avant, car la police avait de l’information à l’effet qu’il y avait un problème de prostitution, a fait savoir Mme Boudreau. La police n’a toutefois donné aucune information selon laquelle des jeunes séjournant au centre jeunesse auraient été contactées par les accusés.

Les arrestations des individus âgés entre 37 et 72 ans ont été effectuées les 22 et 23 mars dernier, quelques mois après le début de l’enquête.

“On a aucune raison de croire que ces gens-là se connaissaient et ils n’auraient aucun antécédent en semblable matière”, a ajouté Mme Boudreau.

Dans le cadre de cette opération policière concertée, les agents du Service de police de la ville de Laval ont fait en sorte que les suspects entrent en contact avec des policiers pour se procurer des services sexuels, et non avec des jeunes filles, a précisé Mme Boudreau.

Elle n’a toutefois pas voulu préciser comment le contact a été établi avec ces hommes — par une présumée organisation criminelle ou une agence — ni la méthode d’enquête utilisée.

“On a l’intention de faire une phase 2 éventuellement, on ne pourra pas divulguer ces informations-là”, a expliqué la porte-parole.

“Mais je veux réitérer et rassurer tout le monde: il n’y a aucune jeune fille qui a été placée dans une situation de danger dans notre enquête”, a-t-elle ajouté.

D’autres arrestations demeurent donc possibles.

Sept des 10 hommes ont comparu mercredi après-midi au palais de justice de Laval. Le dossier d’un huitième a été reporté à une date ultérieure et en fin de journée, la présence des deux autres se faisait toujours attendre à la cour, a indiqué Mme Boudreau.

Ils ont été accusés d’avoir communiqué avec une personne en vue d’obtenir, moyennant rétribution, les services sexuels d’une personne de moins de 18 ans. Ce chef d’accusation entraîne une peine minimale de six mois de prison.

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