Jeff McIntosh Danielle Smith. Jeff McIntosh / La Presse Canadienne

CALGARY – Le parti Wildrose, en Alberta, affirme que les cliniques de santé privées font partie de la solution pour réduire la pression sur les listes d’attente, relançant un débat qui semble toujours couver dans la province.

La chef Danielle Smith a indiqué que si son parti était élu le 23 avril, les patients se retrouvant coincés dans des listes d’attente dépassant les normes acceptables auraient la possibilité de se rendre dans une clinique privée et de faire payer leurs soins par le gouvernement en fonction des prix du système public.

Selon elle, le gouvernement albertain devra respecter les normes en matière de temps d’attente, ou utiliser les installations privées de la province ou d’ailleurs pour soigner les patients, le tout aux tarifs du système provincial de santé.

Cela pourrait comprendre l’envoi de patients aux États-Unis, a dit Mme Smith, tout en réitérant que l’Alberta ne débourserait pas plus d’argent que les tarifs en vigueur au Canada.

Selon la chef du Wildrose, le système de santé albertain, malgré des investissements gouvernementaux sans précédent, n’est pas en mesure de tenir la route. Au dire de Mme Smith, l’utilisation des installations privées pourrait représenter une facture supplémentaire de 180 millions $ par année.

Cette décision est justifiée, avance-t-elle, afin de renforcer le système public en introduisant du choix et de la concurrence afin, entre autres, de mettre fin à la paralysie bureaucratique.

Du côté des progressistes-conservateurs, la chef Alison Redford a prôné la mise en place aux urgences d’un système de tri plus rapide pour les patients souffrant de maux facilement identifiables.

Ces deux promesses ne sont que du vent, estime pour sa part la docteure Avalon Roberts. Pire, dit-elle, ces déclarations ne sont faites que pour gagner des votes.

Mme Roberts s’est montrée particulièrement critique du plan de Mme Wildrose pour faire appel au privé, mentionnant qu’il s’agissait d’une nouvelle tentative pour relancer le débat sur la privatisation du système de santé, une tactique qui a échoué auparavant.

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