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MONTRÉAL – Les négociateurs canadiens dans le dossier du commerce du bois d’oeuvre ont tenu une rencontre d’une journée avec leurs homologues américains cette semaine à Ottawa, mais aucun signe de progrès dans les discussions n’a été rapporté.

Un porte-parole de la ministre du Commerce internationale Chrystia Freeland a qualifié la rencontre de jeudi d’«échange informatif».

Des responsables ont indiqué que les discussions reprendraient sous peu, mais aucune autre date n’a été fixée pour l’instant.

Les négociateurs sont soumis à une certaine pression pour que les deux parties s’entendent avant octobre — mois qui marquera la fin de la période d’un an suivant l’expiration de l’accord précédent, pendant laquelle les deux pays ne peuvent pas mettre en place de mesures punitives.

Le premier ministre Justin Trudeau et le président Barack Obama se sont engagé en mars à entreprendre 100 jours de négociations dans le but d’en arriver à une nouvelle entente. Les deux hommes devraient faire faire le point sur la situation lorsque M. Obama visitera Ottawa, le 29 juin, pour le sommet des «Trois Amigos» avec le président du Mexique.

Cependant, l’analyste Hamir Patel, qui étudie le secteur de la foresterie pour la Banque CIBC, croit qu’il commence à se faire tard pour conclure un accord, puisque les Américains jugent qu’une entente-cadre devrait être mise de l’avant aux environs du 18 juin pour qu’une entente soit en place en octobre. Les Canadiens voient davantage le mois de juin comme une échéance pour faire une mise à jour.

«À un certain moment (peut-être à la fin juin ou en juillet), nous croyons que les négociations sérieuses vont simplement être interrompues en raison de l’imminence des élections américaines (de novembre)», a-t-il écrit dans un rapport.

Selon M. Patel, les négociations ne reprendront alors pas avant mars ou avril, une fois que le successeur de M. Obama sera bien en poste et qu’un nouveau représentant américain au Commerce aura été confirmé par le Congrès.

Il s’attend à ce que l’industrie américaine fasse pression pour que des procédures soient entamées contre le Canada dans cinq mois, ce qui pourrait exposer les producteurs canadiens à des droits préliminaires d’entre 25 et 30 pour cent sur leurs exportations.

La coalition américaine des producteurs de bois d’oeuvre est en faveur de la remise en place de quotas sur les exportations, ce à quoi s’opposent généralement les producteurs canadiens.

Faisant écho aux préférences de certains membres de l’industrie forestière du Québec comme Résolu et Tembec, le gouvernement Couillard a d’ailleurs signifié jeudi qu’il refusait que le nouvel accord sur le bois d’oeuvre avec les États-Unis comporte des quotas visant à encadrer les exportations canadiennes.

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