Archives Métro Le premier ministre Philippe Couillard

QUÉBEC – Le premier ministre Philippe Couillard est d’avis qu’il serait intéressant d’entendre en commission parlementaire la version des faits de l’ancien président d’Investissement Québec, Yves Lafrance, dans le dossier de la vente d’actions de Rona.

Le gouvernement Couillard, et plus particulièrement le ministre des Transports, Jacques Daoust, est plongé dans l’embarras depuis que la vérificatrice générale a conclu dans un rapport déposé jeudi que ce dernier avait autorisé, en décembre 2014, la vente de la totalité des actions du quincailler Rona alors qu’il était ministre du Développement économique.

En appui à ses affirmations, la vérificatrice a dit s’appuyer sur des procès-verbaux du conseil d’administration d’Investissement Québec. Sauf que M. Daoust nie cette version des faits, affirmant qu’il n’avait jamais été informé de la transaction, donc qu’il n’avait pas pu l’autoriser.

M. Daoust a contesté la validité des informations inscrites au procès-verbal cité par la vérificatrice.

Pour tirer l’affaire au clair, alors que l’opposition mitraille le ministre Daoust de questions et réclame sa démission, le premier ministre propose donc d’entendre le témoignage de celui qui était à l’époque président par intérim d’Investissement Québec, Yves Lafrance, aujourd’hui vice-président aux opérations de la société d’État.

En Chambre, vendredi, M. Couillard a convenu que l’histoire comportait son lot de «discordances» et «d’incohérences», suffisamment pour justifier des éclaircissements de la part d’un des principaux acteurs des événements.

«Je n’aurais vraiment pas d’objection à ce que M. Lafrance vienne présenter son opinion en commission parlementaire», a dit le premier ministre, invité par l’opposition péquiste et caquiste à réclamer la tête du ministre Daoust.

Le premier ministre s’est plutôt porté à la défense de son ministre des Transports, un «individu» qu’il a qualifié d’«intègre» et de «compétent». Il n’y a aucune raison de mettre en doute sa parole, selon lui.

Jeudi, en entrevue à La Presse Canadienne, M. Daoust avait affirmé que s’il avait été mis au courant à l’époque des projets d’Investissement Québec, il aurait exprimé des réserves à propos de la possibilité de vendre toutes ses actions de Rona. Le quincailler a été racheté par un concurrent américain, Lowe’s, au début de l’année.

Investissement Québec avait acquis des actions de Rona à la demande du gouvernement du Québec pour contrer une première offre hostile de Lowe’s, en 2012.

La société d’État, bras financier du gouvernement, avait alors acquis 12 millions d’actions ordinaires de Rona, soit six pour cent des titres en circulation, pour les revendre en totalité en 2013 et 2014.

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