SASKATOON – Les enfants autochtones de la Saskatchewan et du Manitoba étaient en santé avant de faire leur entrée forcée dans des pensionnats, conclut une étude, contredisant le discours du gouvernement de l’époque autour de la conduite d’expériences nutritionnelles sur ces élèves.

Selon les chercheurs, la fréquentation des pensionnats a également contribué à l’apparition de problèmes de santé aujourd’hui prédominants chez les Premières Nations.

Un chercheur de l’Université de la Saskatchewan, Paul Hackett, ainsi que deux de ses collègues, ont analysé la masse corporelle de plus de 1700 enfants ayant fréquenté ces écoles entre 1919 et 1950.

L’équipe de recherche est arrivée à la conclusion que 80 pour cent des enfants avaient un poids santé avant d’entrer dans les pensionnats, soit une moyenne plus élevée que celle d’aujourd’hui chez les Canadiens de la même tranche d’âge.

Les résultats ont été publiés dans le Journal international de la santé circumpolaire.

Près de 150 000 enfants issus de communautés inuites, métisses, ou des Premières Nations ont été coupés de leur foyer familial et ont dû intégrer des pensionnats mis en place par le gouvernement. L’objectif était de «sortir l’Indien de l’enfant». La dernière école du genre a été fermée en 1996.

Le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada indiquait que les pensionnats étaient peu chauffés et ventilés et que les enfants étaient soumis à une diète «maigre» et «de piètre qualité». Au moins 6000 jeunes autochtones y auraient perdu la vie, selon la commission.

Les recherches antérieures d’un des scientifiques qui a participé à cette nouvelle étude indiquent par ailleurs que le diabète était inconnu chez les peuples autochtones avant 1937. Cette maladie est aujourd’hui très répandue chez les Autochtones, de même que l’obésité.

Des expériences nutritionnelles ont été conduites sur les élèves des pensionnats par des chercheurs gouvernementaux de l’époque, avait mis en lumière une enquête menée par le chercheur Ian Mosby.

Le gouvernement, dans les années 1950, avait dit que ces expériences étaient nécessaires puisque les enfants entraient dans les pensionnats avec une santé affaiblie.

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