Andrew Vaughan / La Presse Canadienne Dennis Oland

OTTAWA – La Cour suprême du Canada a accepté de se prononcer sur la demande de remise en liberté sous caution de l’homme d’affaires néo-brunswickois Dennis Oland, qui en appelle du verdict de meurtre non prémédité prononcé à son endroit.

Le plus haut tribunal du pays entendra les arguments de ses avocats dès que possible durant la session d’automne.

Ses avocats avaient demandé au plus haut tribunal une décision rapide sur sa demande de remise en liberté après qu’il eut été reconnu coupable du meurtre non prémédité de son père, Richard Oland. Les instances précédentes avaient refusé d’acquiescer à cette demande. Un juge avait statué que la période de détention en attente de l’audition de son appel — qui doit avoir lieu à compter du 18 octobre — n’était pas démesurée.

En mai, l’équipe d’avocats de Dennis Oland a signifié à la Cour suprême que «huit mois représentent une longue période d’attente en prison et que, de toute façon, ça minimise la durée totale d’emprisonnement jusqu’à ce que la cour rende sa décision».

La défense a reproché aux tribunaux du Nouveau-Brunswick d’avoir imposé des «standards élevés» et même incohérents comparativement à d’autres causes similaires ailleurs au pays.

Par ailleurs, elle dénonce un manque de lignes directrices claires pour répondre aux demandes de remise en liberté sous caution dans l’attente d’un appel. Ils présentent leur client comme un «candidat idéal» et sa cause, comme une occasion pour la Cour suprême de préciser et de «définir le droit à la liberté de tous les condamnés emprisonnés en attente de leur appel».

«Ce n’est que la première étape, mais nous sommes enchantés que la cour ait accepté de réviser la demande de remise en liberté sous caution», s’est réjoui un des avocats de Dennis Oland, Alan Gold, soulignant que l’instance n’a jamais considéré une telle demande pour quelqu’un reconnu coupable de meurtre.

«Il s’agit de la première décision que (la Cour suprême) va prendre dans ce domaine, donc ça va créer un précédent», a-t-il ajouté.

L’ex-conseiller en placements Dennis Oland a été reconnu coupable du meurtre de son père, écopant d’une peine d’emprisonnement à vie plus tôt cette année, après que Richard Oland eut été trouvé mort dans ses bureaux de Saint-Jean, en juillet 2011. Son corps présentait des signes de violence, roué de 45 coups à la tête, au cou et aux mains.

L’affaire avait fait grand bruit et monopolisé l’attention, la famille Oland, fondatrice des brasseries Moosehead, étant très en vue au Nouveau-Brunswick.

«Nous ressentons ce que n’importe quelle famille ressentirait dans une telle situation, ont déclaré par voie de communiqué Connie et Lisa Oland, respectivement la mère et l’épouse de Dennis Oland. Nous espérons que cette décision rapproche Dennis d’une remise en liberté. Son absence au courant des derniers mois a été incroyablement difficile et s’est ajoutée au deuil et à l’angoisse qui ont secoué notre famille depuis le meurtre de Dick.»

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