TORONTO – L’Ontario s’est doté, jeudi, d’un plan pour lutter contre la traite des personnes notamment grâce à des efforts de sensibilisation accrus, un processus efficace de judiciarisation et un meilleur accès aux services pour les victimes.

Le plan, intitulé «Stratégie pour mettre fin à la traite des personnes», se voit allouer jusqu’à 72 millions $ sur quatre ans. L’enveloppe sera partagée entre plusieurs ministères afin de coordonner la lutte contre un problème décrit comme complexe et grandissant.

La stratégie comprend la mise sur pied d’un bureau provincial de coordination pour faciliter le partage d’information entre la police, les services sociaux, l’aide à l’enfance et d’autres secteurs. Il aura également pour mission d’assurer des interventions adaptées aux particularités culturelles des Premières Nations.

Le gouvernement ontarien s’engage aussi à former une équipe de procureurs spécialisés afin de conseiller les avocats de la Couronne et les forces de l’ordre ainsi que de s’attaquer aux causes relatives à la traite des êtres humains.

Aucun échéancier n’a été établi pour le lancement de ces deux initiatives.

Avec la stratégie dévoilée jeudi, la première ministre Kathleen Wynne tient l’engagement qu’elle avait pris en février dernier de concevoir un tel plan d’ici la fin juin.

Ce que Mme Wynne avait annoncé comme une stratégie qui ratisserait large soulève cependant des critiques du côté de l’opposition progressiste-conservatrice.

La porte-parole de l’opposition en matière de condition féminine, Laurie Scott, dénonce notamment le manque de ressources allouées aux forces policières municipales, qui se trouvent sur les lignes de front. Elle souligne également que le projet de loi qu’elle avait elle-même déposé plus tôt cette année, lui, aurait permis aux personnes survivantes d’être indemnisées et d’inscrire les trafiquants au registre provincial des délinquants sexuels.

L’Ontario serait derrière 65 pour cent des cas de traite de personnes signalés à travers le pays, avec une prédominance de jeunes femmes et de mineures parmi les victimes.

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