TORONTO – Le débat sur le mariage entre conjoints de même sexe échauffe les esprits au Synode général de l’Église anglicane du Canada, qui doit voter sur le sujet.

Le Synode général — l’instance des anglicans — se réunit jusqu’à mardi, dans le nord de Toronto.

Tandis que ses délégués considèrent autoriser le mariage entre conjoints de même sexe, les discussions orageuses auraient mené à de l’intimidation.

L’archevêque Fred Hiltz a dû lancer un appel au calme, qualifiant de tels comportements d’inacceptables.

La résolution sur laquelle les centaines de délégués devront se prononcer, lundi, redéfinit le canon du mariage pour permettre le mariage gai. Elle prévoit cependant une disposition pour que nul ne soit contraint de participer à de tels mariages.

Pour être adoptée, la résolution devra obtenir les deux tiers des appuis dans chaque catégorie de délégués — soit les laïcs, les membres du clergé et les évêques. Les évêques ont annoncé dès le mois de février que cette majorité ne serait probablement pas atteinte de leur côté.

Aux yeux de l’archevêque Hiltz, la décision, quelle qu’elle soit, aura de graves conséquences, incitant peut-être même certains anglicans à quitter l’Église.

Le vote de lundi est l’aboutissement de trois ans de travail. C’est le dernier Synode général qui avait donné comme mandat à un comité d’élaborer un projet de motion sur l’épineuse question.

«Je pense qu’un  »non » serait une peine de mort pour notre Église», a avancé Eliot Waddingham, qui s’identifie au genre non binaire. «Ça me brise le coeur que des gens voient le mariage gai comme une séparation de Dieu et de l’amour.»

Selon Statistique Canada, près de 1,6 million de Canadiens se disent anglicans. Les chiffres de l’Église indiquent que plus de 500 000 d’entre eux appartiennent à environ 2800 congrégations à travers le pays.

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