TORONTO — L’Ontario sera la première province à cesser de payer pour les fortes doses d’opioïdes à action prolongée dans le cadre d’efforts pour réduire le «problème croissant» de la dépendance aux analgésiques.

Le ministère de la Santé a annoncé qu’en janvier 2017, les doses élevées de ces analgésiques seraient retirées du Programme de médicaments de l’Ontario. Ce programme couvre les coûts des médicaments pour les personnes âgées de 65 ans et plus, pour celles qui résident dans des centres de soins de longue durée, qui sont bénéficiaires de l’aide sociale ou qui doivent débourser des montants trop élevés pour des médicaments par rapport à leurs revenus.

Le docteur David Juurlink, directeur de la division de pharmacologie et toxicologie cliniques au centre de sciences de la santé Sunnybrook à Toronto, a parlé d’une bonne décision du gouvernement, car elle pourrait décourager les médecins de prescrire inutilement des doses élevées de ces médicaments.

Les médicaments concernés incluent les comprimés de 200 milligrammes de morphine, les comprimés de 24 milligrammes et de 30 milligrammes d’hydromorphones et les timbres de fentanyl de 75 microgrammes et 100 microgrammes par heure. Mais les modifications ne touchent pas les doses plus faibles des médicaments, qui peuvent en fait, selon le ministère, être plus efficaces que les fortes doses.

Le ministère de la Santé de l’Ontario a affirmé par communiqué que la suppression de l’inscription de ces médicaments représentait un «premier pas important» dans la restriction des doses élevées d’opioïdes, reliées à des morts par surdose.

La docteure Tara Gomes, qui travaille à l’hôpital St. Michael’s et fait partie des chercheurs du Réseau de recherche sur les politiques de médicaments de l’Ontario (ODPRN), a fait valoir que ces doses élevées d’opioïdes pouvaient entraîner une dépendance — et même causer une surdose — dès le premier traitement.

Mme Gomes était l’auteure principale d’une étude en 2014 ayant montré que l’Ontario distribuait le plus grand nombre de doses élevées d’oxycodone et de fentanyl au pays par personne entre 2006 et 2011. L’étude a montré qu’à l’échelle du pays, la distribution avait crû de 23 pour cent durant la même période.

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