Nick Ball Sonic Avenues

Sonic Avenues remet les compteurs à zéro sur son quatrième album Disconnector.

Groupe phare de la scène punk garage montréalaise, Sonic Avenues a bien failli passer l’arme à gauche après la sortie de son disque Mistakes en 2014. «Ça n’a jamais mal été, assure le chanteur Maxime Desharnais en entrevue. C’est juste qu’à un moment donné, on trouvait qu’on plafonnait un petit peu. Surtout sur le plan créatif.»

Après 10 années d’activité, il fallait changer ou disparaître. Le guitariste a ainsi modifié sa façon d’écrire ses textes, abordant cette fois les thèmes de la dépression, de l’anxiété, de la perte de contrôle et des mauvais choix qu’on peut faire. « Je vais choisir un sujet x et le soumettre à un système assez rigoureux de sélection phonétique, précise le compositeur. Avant la ligne est bonne, cool, on y va!»

«C’est sûr que les puristes punk lo-fi vont chialer. Mais je suis bien content qu’on en fâche une couple. Les vrais punks, eux, risquent d’aimer.»
– Maxime Desharnais, sur le virage sonore de son groupe Sonic Avenues

Ayant bénéficié de l’apport d’Adrian Popovich (We are Wolves, The Dears) à l’enregistrement, Disconnector opte pour une approche musicale sensiblement différente, où l’influence de Gary Numan se fait autant ressentir que celle de groupes post-punk comme The Sound et A Flock of Seagulls.

«On a toujours aimé avoir un esthétisme saturé, pour avoir l’impression que tout est plus fort que ce que c’est réellement, confie le musicien. On a gardé cet esprit-là, mais on a décidé de mesurer un peu plus les doses. C’est un petit peu plus propre, pour essayer de faire ressortir les instrumentations plus variées.»

Le charismatique chanteur ne se fait pas d’illusions. Le style que pratique sa formation semble plus populaire à Moncton, aux États-Unis et en Europe que dans la ville où il évolue.

«On met notre art en avant et on essaye de continuer à le parfaire, conclut Maxime Desharnais. Qu’on soit populaires ou pas, je vais continuer à écrire de la musique, que ce soit pour un groupe ou pas. Mais c’est sûr que c’est plus le fun quand on le fait ensemble.»

Disconnector
Disponible dès le 7 octobre

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