Sony Pictures Steve Martin et Joe Alwyn dans Billy Lynn’s Long Halftime Walk

La légende comique Steve Martin parle des rôles sérieux qui ont ponctué sa carrière, incluant son dernier film, Billy Lynn’s Long Halftime Walk.

Steve Martin a étudié la philosophie à l’université. Il a écrit des nouvelles, est un avide collectionneur d’art et a tenu la vedette dans des drames comme Pennies from Heaven et The Spanish Prisoner. Ah oui, il a aussi à son actif plusieurs albums de stand-up, a écrit des comédies dans lesquelles il a aussi joué, et compte le second plus grand nombre d’animations de Saturday Night Live, soit 15, juste derrière les 16 d’Alec Baldwin. Un homme compliqué, ce Martin, surtout parce qu’il dit que sa comédie n’est pas inspirée par un quelconque côté sombre et torturé de sa personne.

C’est donc logique qu’il ait accepté un petit rôle dans le dernier film du cinéaste oscarisé Ang Lee, Billy Lynn’s Long Halftime Walk (Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn). Le film raconte l’histoire d’un membre d’un régiment d’infanterie en Irak (Joe Alwyn) qui se souvient d’un événement traumatisant alors que sa troupe est honorée à un match de football. Lee a tourné dans un format résolument nouveau: non seulement en 3D, mais aussi avec 120 images par seconde plutôt que 24 comme dans un film traditionnel, ce qui rend l’image si claire que les acteurs semblent plus vrais que nature.

Métro s’est entretenu avec Steve Martin, qui joue le propriétaire des Cowboys de Dallas.

Quand Ang Lee vous a approché pour ce rôle, de quoi avez-vous discuté? 

Il m’a surtout parlé de sa philosophie technique pour le film et du fait que ce serait essentiellement le premier drame en 3D. Il disait que le fait de tourner un drame en 3D permettrait de faire entrer le public plus profondément au cœur de celui-ci et que l’image en haute définition permettrait une meilleure lecture des expressions sur le visage des acteurs, expressions qui deviendraient beaucoup plus détaillées et subtiles, comme dans la vraie vie.

Comment était-ce de voir votre visage au grand écran à 120 images par seconde? Et comment est-ce de le voir en grand écran tout court?
J’essaie de ne pas évaluer cela. On ne peut pas apporter un jugement sur notre propre visage. On y est tellement habitué. J’ai simplement appris à faire comme s’il n’était pas là, ou si ce n’était pas le mien.

Y a-t-il une grande différence entre travailler avec un réalisateur «sérieux» et travailler avec un réalisateur de comédies, ou est-ce généralement pareil?
J’ai travaillé avec des réalisateurs de comédies comme Carl Reiner, Frank Oz et Ron Howard. Dans ces films, étant donné que ce sont des comédies, je tends à être très collaboratif et à poser des questions du genre: «Et si je faisais ceci?» Ou : «Cette réplique pourrait peut-être être changée?» Alors que dans des films sérieux, comme The Spanish Prisoner, Pennies from Heaven ou celui-ci, je ne suis qu’un acteur. C’est le cinéaste qui a la vision. Et je me contente de dire: «Vous voulez que je bouge ici? C’est bon, je peux faire ça.»

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