Saeed Adyani/Netflix Gilmore Girls: A New Year, avec Alexis Bledel et Lauren Graham, est offerte à partir d’aujourd’hui sur Neflix.

En entretien avec Métro, les Gilmore Girls parlent du retour de la série après une absence
de près de 10 ans.

En plus de créer du contenu original, les plateformes en diffusion continue (streaming) font renaître des classiques de la télé. C’est maintenant le tour de Gilmore Girls, dont l’histoire se poursuivra dès aujourd’hui sur Netflix, neuf ans après la «fin» de la série.

La nouvelle mouture sera présentée en quatre épisodes qui, selon ses stars, recapturent avec maturité l’essence de la série. «Il y a beaucoup de visages familiers, mais aussi quelques surprises. Nous avons coché tous les éléments de notre liste. Toutes les histoires qui devaient être racontées sont là», dit Lauren Graham, qui joue l’irrévérente mère célibataire Lorelai Gilmore, confirmant du coup le retour de personnages comme Sookie (Melissa McCarthy), Luke (Scott Patterson) et même les ex de Rory.

Alexis Bledel, qui campe le rôle de Rory, a indiqué pour sa part qu’elle voulait s’assurer que son personnage avait réalisé ses rêves. «Je voulais être sûre que j’étais bien journaliste, que j’avais accompli mon objectif de devenir comme Christiane Amanpour. Tout son travail devait être récompensé, parce que je pense qu’elle a inspiré plusieurs jeunes femmes.»

La créatrice de la série a affirmé, à propos des deux actrices principales et dans plusieurs entrevues, «qu’elles ne vivraient jamais quelque chose de semblable dans leur carrière». Si Graham et Bledel ont toutes deux connu du succès après Gilmore Girls, elles sont d’accord avec Amy Sherman-Palladino: la série a une place de choix dans leur cœur. «Quand j’ai lu le scénario la première fois, je me suis dit: “c’est tout ce que je désire dans un rôle”. C’est rare. C’est comme trouver l’amour. Donc, c’était très gratifiant de revenir», affirme Graham.

«Les rôles sont si bien écrits. Vous savez qui les personnages sont dès que vous les voyez à l’écran, car ils ressemblent à des gens que vous côtoyez dans la vraie vie. Je m’ennuyais de ce côté naturel et de cette complexité», ajoute Bledel.

GILMORE GIRLS

Les actrices se réjouissent du fait que la série, en dépit du temps écoulé, continue d’être appréciée par le public et soit toujours pertinente. «C’est une histoire de femmes qui parle d’une grande amitié mère-fille. C’était unique à l’époque et ça l’est encore aujourd’hui», indique Bledel.

«C’était inhabituel de voir à la télé une jeune fille qui voulait réussir à l’école ou une mère célibataire qui n’était pas fatiguée ou victimisée», dit Graham, qui remarque qu’on voit davantage de personnages féminins diversifiés à la télévision, maintenant que plus de femmes sont à la tête d’une série.

Passer de 22 épisodes par saison à seulement 4 n’a été un gros problème ni pour la scénariste ni pour les deux actrices principales. Elles considèrent que le streaming était un bon véhicule pour raconter leur histoire, indiquant qu’un film n’aurait pas convenu à l’univers de Gilmore Girls. «Il se produit de moins en moins de films à propos des “gens”, dit Graham. Comme la série est très dense, tu devrais pouvoir la regarder de la façon et au moment que tu veux.»

L’avenir de Gilmore Girls demeure incertain. Même si des histoires arriveront à leur conclusion au cours des quatre nouveaux épisodes, un retour demeure possible. «Nous ne savons pas si c’est la fin. Dans le monde d’aujourd’hui, on ne sait jamais. C’est pourquoi l’équipe ne s’était pas débarrassée des décors», dit Graham.

Un beau cadeau

Gilmore Girls

Le Québécois Yanic Truesdale est conscient de la chance qu’il a de retrouver son attachant
personnage de Michel Gerard dans les quatre nouveaux épisodes de Gilmore Girls, maintenant offerts sur Netflix.

«C’est un cadeau, car ce n’est pas quelque chose qui arrive souvent dans le domaine, dit-il. Normalement, tu en finis avec un rôle et tu passes à un autre. C’est inhabituel d’avoir une nouvelle chance avec un personnage neuf ans plus tard. Tu as une autre perspective en raison du temps qui s’est écoulé, en plus de connaître l’impact que la série a eu.»

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