Collaboration spéciale La taularde, qui met notamment en vedette Suzanne Clément, prend l’affiche le 6 janvier au Québec.

Suzanne Clément retourne en prison pour le film La taularde.

La carrière européenne de Suzanne Clément se porte à merveille. En 2016, elle a joué dans pas moins de cinq longs métrages et deux séries télé. Au cours de la dernière année, on a pu la voir dans la comédie dramatique À la vie aux côtés de Julie Depardieu, dans l’irrésistible Les premiers, les derniers de Bouli Lanners qui a été projeté à Cinemania, et maintenant, elle s’affiche en détenue dans La taularde.

Ce n’est pas la première fois que l’actrice fétiche de Xavier Dolan se retrouve derrière les barreaux. Elle avait interprété la colorée Shandy dans la première saison d’Unité 9. Ce personnage-ci est toutefois plus introverti, calmant l’héroïne du récit (Sophie Marceau) qui assiste impuissante à des injustices chroniques.

«Ç’a été une excellente préparation, avoue la comédienne au bout du fil, jointe au Maroc où elle était membre du jury – qui comprenait entre autres Bela Tarr, Bille August et Bruno Dumont – du Festival international du film de Marrakech. Mais les prisons de femmes françaises sont très différentes de celles du Québec. La réalité française me paraît plus délicate, plus difficile.»

«On peut en venir à se dire que c’est drôle ou subversif d’être en prison. Mais quand tu le vis, c’est autre chose. Je pense qu’un film comme La taularde peut nous amener à avoir plus de compassion pour les femmes qui sont prises là-dedans.» – Suzanne Clément, qui y incarne une détenue

Tourné dans une véritable prison désaffectée, le long métrage réalisé par Audrey Estrougo (Toi, moi, les autres) a profondément marqué Suzanne Clément. Et pas seulement parce que le lieu était froid, glauque et humide. «Ça m’a surprise de trouver ça aussi dur d’entrer dans une prison et d’y passer mes journées. L’enfermement, c’est là que tu en prends conscience, en fait.»

Plus près d’Ombline que d’Un prophète, ce drame carcéral opte pour un réalisme engagé dans sa façon de montrer un système qui broie les individus. «Ça permet de démystifier ce qui se passe, de voir que n’importe qui peut se retrouver en prison aussi, rappelle l’interprète. Chacune d’entre nous, on peut faire un mauvais choix et se retrouver dans cette spirale.»

Sophie Marceau: une force de la nature

Un film comme La taularde appartient véritablement à Sophie Marceau, qui y trouve son plus beau rôle au cinéma depuis Ne te retourne pas en 2009.  La star s’efface complètement dans ce personnage pas toujours sympathique qui apprendra la résilience. «Elle était complètement impliquée, révèle sa partenaire de jeu Suzanne Clément. C’était vraiment beau à observer. C’est une actrice impeccable et très consciencieuse, une camarade très facile sur le plan de la communication, qui est très concentrée dans ses choses. C’était intéressant de la voir plonger là-dedans.»

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