Ixion Communications Mes nuits feront écho sera en compétition au festival de Rotterdam, du 25 janvier au 5 février.

Premier film québécois à prendre l’affiche en 2017, Mes nuits feront écho de Sophie Goyette s’apparente à un nouveau départ – du réconfort bord en bord.

Au fil de ses cinq courts métrages, Sophie Goyette s’est construit un monde bien à elle, poétiquement sensoriel, qui déborde dans son premier long Mes nuits feront écho, récit initiatique qui conjugue les voyage d’individus d’âge et de pays différents. Une errance propre au septième art de Wim Wenders, qui loge à la même enseigne musique, mémoire, mélancolie et deuil.

«Il s’agit d’une autoroute où le rêve et la réalité sont deux vases communicants, révèle la chaleureuse réalisatrice en entrevue. Mes trois personnages sont à un point de bascule, ils se posent des questions et ils se révèlent à eux-mêmes et à nous.»

Autoproduit par la cinéaste, qui y a consacré deux ans et demi de sa vie à temps plein, le long métrage légèrement décalé et onirique en est un du ressenti, dont l’émotion et l’expérience vécues sont souvent directement proportionnelles à la grandeur de l’écran.

«On est au cinéma, on a le droit d’essayer des choses, de rêver. Même si on est dans un long métrage et qu’on a moins l’habitude de voir du cinéma comme ça.» – Sophie Goyette, qui soumet une proposition éminemment authentique et personnelle avec son film Mes nuits feront écho.

Une beauté indicible s’en dé­gage, d’un énorme pouvoir d’évocation.

«Pour moi, une image est intéressante si elle est habitée, exprime la metteure en scène. On peut raconter une histoire à l’aide d’une trame psychologique, mais également par les couleurs, les images, le son, un rythme dans le montage.»

L’harmonie créée en est une d’introspection et de contemplation, qui rend l’effort unique, pas très éloigné du Météore de François Delisle. «J’ai pris le parti d’y aller à fond dans les silences et les respirations, en me disant que ça serait un film où le temps se suspendrait pendant un instant, chose qu’on fait de moins en moins dans nos vies de tous les jours, explique Sophie Goyette. Le film prend la main du spectateur, il lui demande d’être patient au début, et il va lui donner quelque chose en retour.»

En salle le 13 janvier

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