Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Half Moon Run, Birdy, Adam Strangler, Dr. John, Django Django et Céu.

Très riche
Half Moon Run
Dark Eyes (4/5)

Trois jeunes Canadiens ont décidé de s’installer à Montréal, et de là est né un groupe, Half Moon Run, et un premier album, Dark Eyes, dont on risque de beaucoup entendre parler. Dès les premières notes, on sent les influences du jeune trio (Radiohead et même un peu de Simon & Garfunkel), mais elles sont si bien incorporées qu’elles ne sont pas dérangeantes. Le chanteur Devon Portielje est celui qui ressort le plus du lot. Il est rare d’entendre une voix aussi riche sur la scène indie. Il ne faut pas oublier ses deux compères, Conner Molander et Dylan Phillips, qui contribuent grandement aux harmonies vocales.
– Mathieu Horth-Gagné

Addictif
Birdy
Birdy (4/5)

Quand on écoute l’album de Birdy, jamais on ne soupçonne que la chanteuse et pianiste britannique n’a que 15 ans. C’est seulement en jetant un coup d’œil sur la pochette de son album qu’on se doute que le joli minois est celui d’une jeune fille. On devient vite accro à la superbe voix, mature et délicate, de Birdy, Jasmine Van den Bogaerde de son vrai nom. Sa version de Skinny Love, de Bon Iver, est parfaitement réussie. Mentionnons aussi les excellentes Young Blood et White Winter Hymnal. On espère que ce premier album léché n’est que le début d’une longue et fructueuse carrière pour cette jeune musicienne folk prometteuse.
– Rachelle McDuff

Amuse-gueule
Adam Strangler
Sweet Dust(3,5/5)

Sous une étrange et bédéesque pochette se cache le premier effort du groupe rock québécois Adam Strangler. Chacun des ingrédients du EP Sweet Dust, amuse-gueule de cinq titres, est bien dosé : des solos de guit un brin salaces, une voix incarnée et langoureuse – celle de Phil Lavoie – et des refrains pop au goût de revenez-y. Le quatuor, complété par Fred Nogarede, Jean-Philippe Bourgeois et Carl St-Louis, rappelle tantôt le rock british de The Killers, tantôt la prose romantique de The Smiths. La réalisation impeccable de Pier-Carl Daoust (Jean Leloup & The Last Assassins) ne gâche rien. Vivement un album complet! Le groupe sera en spectacle ce soir à la Sala Rosa.
– Charles-Éric Blais-Poulin

  Rétro-nouveau
Dr. John
Locked Down (3,5/5)

À l’instar de Jack White, qui avait ramené Wanda Jackson au goût du jour en produisant The Party Ain’t Over, un disque de reprises branchées, Dan Auerbach se place aux commandes de la nouvelle offrande de Dr. John. Sur ce Locked Down, le chanteur des Black Keys prête sa guitare et sa voix au psychédélique Docteur. Distribué sous étiquette Nonesuch, sous laquelle sont notamment parus El Camino et Brothers, ce disque plein de funk nous présente un M. John en pleine forme, avec ses claviers tantôt très soul (God’s Sure Good), tantôt évoquant ceux de Ray Manzarek (Revolution). Le tout assaisonné de sa voix grave des bayous. Très bien.
– Natalia Wysocka

Dansant, dansant
Django Django
Django Django (3/5)

Sur ce premier disque, Django Django, un quartet britannique qui flirte avec les sonorités à la Hot Chip, fait preuve d’une lumineuse énergie. On adore Default, ses chœurs harmonieux, son riff de guit solide et son tambourin déchaîné. Mais si en matière de beats, ils sont forts, les mecs, au niveau des textes, ils ont un peu plus de mal. Sur Love’s Dart, par exemple, portée par des percussions galopantes et des rythmes du désert, le chanteur Vincent Neff énumère tellement de mots rimant avec «dart» que ça en devient comique : sharp, mark, start, apart… Sinon, les pièces, dansantes, accrocheuses et répétitives, plairont aux amateurs de pièces dansantes, accrocheuses… et répétitives.
– Natalia Wysocka

Dépaysant
Céu
Caravana Sereia Bloom (3/5)

La jeune chanteuse brésilienne Céu nous embarque à bord de sa Caravana Sereia Bloom. Ce troisième album se démarque des deux précédents par ses sonorités plus jazzy, et parfois même un peu ska (Asfalto e Sal). Avec des riffs de guitare aériens, des refrains populaires ou encore le rythme suave des percussions caribéennes, cet album inspiré par le voyage invite à une évasion exotique. Pendant près de 35 minutes, on navigue entre les sonorités latines : la samba, la bossa-nova, mais aussi la musique populaire brésilienne des années 1970. À noter que la chanteuse Céu sera en concert le 30 juin au Club Soda dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal.
– Anicée Lejeune

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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