Yan Rabanier/collaboration spéciale Albin de la Simone se sent ici comme chez lui. «Dès que j’ai l’occasion de venir travailler ici, j’en profite. J’ai une sorte de double vie au Québec.»

Albin de la Simone revient en toute intimité aux FrancoFolies dans un spectacle à son image. La Cinquième Salle de la Place des Arts est l’endroit tout indiqué pour écouter Albin de la Simone et ses musiciens. Surtout qu’ils vont s’y produire dans une formule sans sonorisation qui permettra aux instruments de voguer allègrement. «Ça nous rapproche fortement du public, déclare le chanteur français. Ça crée un lien, il n’y a pas d’écran. Les émotions sont directes et elles sont les mêmes pour eux comme pour nous.»

En plus de ses «vieux» classiques, l’auteur-compositeur présentera le matériel de L’un de nous, son cinquième et possiblement meilleur disque à ce jour. Un album faussement minimaliste, plein de textures et d’élégance, où le piano mélancolique rappelle les derniers opus de Vincent Delerm. «Je me sens très proche de Vincent, admet le créateur, dont le récent travail de producteur auprès de Miossec est également perceptible. Mais c’est vrai que j’ai besoin de douceur, de tendresse musicale, de rondeur et de richesse.»

Tout cela est au service de textes profonds et déchirants, qui nouent le cœur dès les premières notes et qui atteignent régulièrement des sommets, notamment sur La fleur de l’âge. Pour l’éternel optimiste qu’il est, la vie est plus forte que la mort, et l’amour a généralement le mot final. «Je vis une relation amoureuse depuis un bon moment et c’est ce qui me préoccupe en ce moment, explique le fils spirituel d’Alain Souchon. Je parle de la façon de maintenir ça, de ce qui me préoccupe, de la beauté et de la complexité de l’amour qui dure.»

«Ce que je souhaite, c’est émouvoir, faire sourire et surprendre. Amener le public à un endroit où les émotions arrivent sans qu’on s’y attendent.» –Albin de la Simone, décrivant l’atmosphère du spectacle qu’il donnera jeudi

Cette histoire d’amour qui se déploie dans le temps en est également une entre le chanteur et le Québec qui l’adopte davantage à chaque nouvelle visite. «Dès que j’ai l’occasion de venir travailler ici, j’en profite, confie le principal intéressé. J’ai une sorte de double vie au Québec. Je ne suis pas natif de chez vous, mais pour moi, c’est comme venir jouer dans ma ville natale. Si je sors un disque en France, ce n’est pas possible de ne pas aller jouer à Montréal. C’est une partie de ma vie qui est devenue nécessaire.»

Albin de la Simone 
(en programme double avec Saratoga)
À la Cinquième Salle de la Place des Arts jeudi soir à 20h30

Jardin intérieur

L’inspiration d’Albin de la Simone est toute personnelle, enracinée dans le quotidien des jours, avec ou sans soleil. «Tous mes disques sont étroitement liés à ce que j’ai vécu, note le chanteur. Je n’arrive pas à écrire sur commande, à choisir une thématique. J’ai la création assez laborieuse et, quand j’arrive à finir une chanson, je me rends compte qu’elle parle de ce que je vis.

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