Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums des Chiens, Mon Doux Saigneur, Peter Katz et Jon Cohen Experimental.

 

Non aux puissants
Les Chiens
EP2
Note:

Les Chiens n’ont eu besoin que de quatre petites tounes pour exprimer (et décrier) le malaise social ambiant. «Dans les bras de la peur / la comédie des horreurs / va m’écraser le cœur», chante Éric Goulet, derrière les riffs rentre-dedans de sa guitare, bien appuyé par Marc Chartrain (batterie) et par Nicolas Jouannaut (basse). Après un premier mini- album sorti en 2016, le trio débarque avec EP2, un petit ensemble rock irrésistible et contestataire. Les deux efforts seront combinés pour faire un vinyle dont la sortie est prévue à l’automne. À ne pas rater.

– Mathieu Horth Gagné

Déjà un classique
Mon Doux Saigneur
Mon Doux Saigneur
Note:

Mon Doux Saigneur commence une ascension qui promet déjà de l’inscrire aux classiques du folk québécois. Avec ce premier album éponyme, le projet mené par Emerik St-Cyr Labbé, qui s’est illustré sur les scènes de Coup de cœur francophone et des Francouvertes, nous offre des paysages musicaux vaporeux et complexes, mais très sombres. Les synthétiseurs ajoutent une vibration lo-fi qui appuie à merveille les arrangements de guitares, plus folk-rock. On chantonne encore les paroles tristes et douces de Chaque matin et Le courant.

– Alexis Boulianne

Un peu simple
Peter Katz
La somme de tous nos efforts
Note:

Si le nouvel album de Peter Katz semblera étrangement familier à ses fans, c’est parce que le chanteur a traduit des pièces de son répertoire anglophone vers le français. Quelqu’un qui connaît déjà sa plume trouvera peut-être que les chansons traduites manquent de poésie, de finesse. On pense notamment à Quand je ne vois que noir, dont les rimes ensoleilles-réveille-merveilles sont un peu simples. Mais quelqu’un qui entend la musique de Peter Katz pour la première fois sera assurément charmé par sa voix douce et ses mélodies touchantes.

– Virginie Landry

En terrain connu
Jon Cohen Experimental
Go Getters
Note:

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, le groupe bâti autour de Jon Cohen ne fait pas dans la musique expérimentale. Le vétéran de la scène montréalaise, qui a notamment joué avec The Dears, propose plutôt un rock indie saupoudré de quelques touches psychédéliques et grunge. Le résultat rappelle parfois les Flamings Lips, particulièrement la voix de Cohen, l’extravagance en moins. On aime bien Ready to Go, qui ouvre l’album avec un groove bien lourd, mais ce cinquième opus manque cruellement de pièces capables de se démarquer.

– Benoit Valois-Nadeau

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