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Éric Salvail a perdu plusieurs partenariats publicitaires et ses émissions En mode Salvail et Éric et les fantastiques sont suspendues à la suite d’allégations d’inconduites sexuelles soulevées dans un texte du quotidien La Presse paru mercredi.

Dans cet article, 11 personnes racontent avoir été témoin ou victime d’inconduites sexuelles de la part de l’animateur et producteur. Les faits reprochés se seraient déroulés entre 2000 et 2015 dans le cadre de relations de travail.

Pour seul commentaire, Éric Salvail a publié ce texte sur sa page Facebook officielle:

«Je vous avoue être fortement ébranlé par les propos publiés ce matin. J’aborde cette situation avec énormément d’empathie pour tous ceux et celles à qui j’aurais pu causer un malaise ou quelque forme de préjudice que ce soit. Je n’ai jamais eu l’intention d’indisposer quiconque. En pareilles circonstances, j’ai la chance d’avoir le soutien de mes proches, de mes collègues et de mon conjoint. Je choisis donc de prendre une pause professionnelle de quelques jours. Une pause qui me permettra de faire le point sur les événements.»

V télé, où Éric Salvail anime En mode Salvail, avait déjà annoncé qu’elle suspendait l’émission et qu’elle évaluait également sa relation d’affaires avec la maison de production Salvail & Co.

La boîte de production Salvail & Co a confirmé à Métro qu’elle n’émettrait pas de commentaires pour l’instant.

Rouge Montréal, station où Éric Savail anime Éric et les fantastiques, a supprimé le nom de l’animateur et de son émission de sur son site. La station a confirmé qu’il était suspendu.

Radio-Canada, qui diffuse l’émission Les échangistes produite par Éric Salvail, a dit réévaluer «ses liens d’affaires avec l’animateur et producteur. Des décisions à ce sujet seront prises selon l’évolution de la situation».

Air Transat, la chaîne d’épiceries Metro, McDonald’s et Éco Entreprises Québec ont toutes mis fin à leur association publicitaire avec Éric Salvail.

Réactions des politiciens
Réagissant aux allégations, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a déclaré qu’il est temps que les harceleurs sachent que leurs comportements inacceptables ne resteront pas impunis.

Questionné à ce sujet mercredi matin dans les couloirs de l’Assemblée nationale, M. Lisée a tenu à saluer l’homme qui a fait la dénonciation à visage découvert.

Il estime que les employeurs de M. Salvail doivent poser des gestes vu la lourdeur des accusations, mais qu’il doit aussi avoir l’occasion de donner sa version des faits.

Denis Coderre s’est dit «troublé» de ces allégations: «Je connais Éric, c’est un ami. Je dois vous avouer que j’étais assez troublé, voire bouleversé, un peu révolté par rapport à ce qu’on lisait ce matin. D’un autre côté, il y a la présomption d’innocence, il faut la respecter. L’important dans cette affaire là, c’est pas juste une relation homme-femme, c’est aussi une question de relation d’autorité et puis il peut aussi y avoir des situation entre personnes de même sexe. L’important c’est, dans un premier temps, il ne faut pas qu’il y ait des silences. Il faut aussi protéger les victimes. Il y a aussi la présomption d’innocence.»

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a aussi rappelé que toute personne a droit à la présomption d’innocence. Elle a toutefois qualifié les actes rapportés dans les allégations de «révoltants». La ministre estime aussi qu’il est crucial que les victimes puissent dénoncer si elles le souhaitent, et qu’elles obtiennent de l’aide.

Réactions du showbusiness
L’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) a réagi par voie de communiqué. «Tous les artistes, les artisans, les créateurs et les employés liés à une production télévisuelle ou cinématographique ont le droit d’œuvrer  dans un environnement exempt d’harcèlement. L’AQPM a signé des conventions collectives avec les divers syndicats professionnels qui contiennent des dispositions relatives au harcèlement. Les victimes devraient s’en prévaloir afin de s’assurer de travailler dans un environnement sain et conforme à leur dignité», a dit Hélène Messier, la présidente-directrice générale de l’AQPM.

L’Union des artistes des artistes a pour sa part refusé d’accorder une entrevue à Métro.

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