Collaboration Spéciale Adèle Exarchopoulos et Matthias Schoenaerts dans Le fidèle

Adèle Exarchopoulos incarne une pilote automobile qui vit une passion destructrice dans Le fidèle, le film qui représentera la Belgique aux Oscars.

L’actrice, qui aura 24 ans dans quelques jours, n’avait pourtant pas de permis de conduire trois jours avant le début du tournage! «J’avais de la pression, et cela me déstabilisait», avoue-t-elle en entrevue. Elle a fini par le décrocher à sa troisième tentative.

Depuis le succès planétaire de La vie d’Adèle, la jeune comédienne française en a fait du chemin, apparaissant notamment aux côtés de Charlize Theron dans The Last Face, de Sean Penn.

Habituée aux rôles graves, elle est comme un poisson dans l’eau dans le cinéma sombre du réalisateur Michaël R. Roskam (Bullhead, The Drop), dont les thèmes fétiches – la famille et l’honneur – évoquent ceux de Michael Mann et de James Gray. «J’étais tellement excitée de lire un de ses scénarios, se rappelle l’interprète féminine, l’une des rares à graviter dans son univers masculin. Sa manière de considérer l’homme et les animaux me parle.»

Son personnage de Bibi tombe d’ailleurs follement amoureux de l’acteur fétiche du cinéaste, Matthias Schoenaerts, qui incarne Gigi, un rebelle au cœur pur qui se commet dans des affaires louches. Une chimie fusionnelle qui a tôt fait de tout emporter sur son passage. «Jouer avec Matthias était un rêve, admet sa douce moitié à l’écran. Tout était naturel avec lui. Il m’a comme protégée. On avait le même rythme émotionnel.»

«L’amour n’a aucune règle. Les gens autour ont beau débattre, juger, l’amour est viscéral et n’a aucun adversaire, à part soi-même et l’autre. C’est quelque chose de chimique et de spirituel à la fois, qui ne s’explique pas.» – Adèle Exarchopoulos

À tel point que sa vie s’écroule devant lui, pour le meilleur comme pour le pire, l’obligeant à tout endurer, à se sacrifier. «Sa voiture et la vitesse sont son bureau, sa zone de sécurité, explique métaphoriquement l’héroïne. Être proche de la mort est là où elle est sereine, car elle est maîtresse de son destin. Alors, quand elle tombe amoureuse, elle ne contrôle plus.»

De l’huile dans le moteur
Au zénith de sa popularité depuis La vie d’Adèle, qui a obtenu la prestigieuse Palme d’or en 2013, Adèle Exarchopoulos prend soin d’aligner la trajectoire de sa carrière, sachant pertinemment que le sulfureux long métrage d’Abdellatif Kechiche pourra pousser des réalisateurs et des scénaristes à penser à elle pour des rôles comportant des moments affriolants.

Il y en a d’ailleurs quelques-uns dans Le fidèle. «Je me bats pour que les scènes de nudité soient justifiées et à la hauteur du film, assure-t-elle. La vie d’Adèle m’a donné une légitimité, un crédit. Mais il reste à honorer et à durer… C’est dur, la peur de décevoir les gens, mais surtout soi-même. Mais c’est le meilleur moteur.»

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