2017 aura été une année charnière pour le milieu culturel québécois, pour le meilleur et pour le pire. 
Métro revient sur trois événements qui ont façonné l’actualité artistique d’ici.

Le Québec rayonne à Hollywood
2017 aura été l’année
de la consécration hollywoodiennes pour deux cinéastes d’ici. Après avoir amorcé l’année en force en raflant huit nominations aux Oscars pour Arrival, Denis Villeneuve a poursuivi son impressionnant parcours en lançant Blade Runner 2049. S’il n’a pas obtenu les résultats espérées au box-office, ce superbe long métrage a réussi l’exploit de ravir à la fois la critique internationale et les fans du cultissime film original, paru en 1982. En plus de lui garantir un carton d’invitation aux prochains Academy Awards, Blade Runner 2049 a également confirmé le statut de Denis Villeuneuve parmi les réalisateurs les plus recherchés à Hollywood. Son compatriote Jean-Marc Vallée n’est pas en reste, lui qui a été sacré meilleur réalisateur aux Emmy pour sa série Big Little Lies. Innovateurs et sans complexes, ces deux hommes représentent avec brio la fine fleur du cinéma québécois à l’étranger.

Dure année 
pour le rire
Éclaboussé par une série d’accusations d’inconduite sexuelle, le président et fondateur du Festival Juste pour rire (JPR), Gilbert Rozon, a quitté la direction de l’entreprise sous l’opprobre général en octobre dernier. Si l’avenir de JPR reste nébuleux à ce jour, on sait qu’un nouveau festival sera mis sur pied en 2018. Le Festival du rire, créé autour de Martin Petit et d’une trentaine d’humoristes, devrait mettre un peu de baume sur un milieu déjà entaché par les controverses entourant Guy Nantel, François Massicotte et Mike Ward. Le départ de Rozon fait également écho à la chute de l’animateur et producteur Éric Salvail, lui aussi visé par des allégations d’inconduite sexuelle

Netflix, 
c’est du Joly
L’année 2017 a été tout sauf chill pour Netflix et Mélanie Joly. En décidant de ne pas taxer le géant américain de la diffusion, la ministre du Patrimoine s’est attiré une flopée de critiques acerbes en provenance du monde culturel, économique et politique. La très opaque entente conclue avec Netflix (même les gouvernements provinciaux n’en connaissent pas la teneur) prévoit certes des investissements de 500 millions en cinq ans dans la production canadienne, mais elle ne contient aucune garantie quant à la part réservée au contenu francophone ni le moindre détail sur la façon dont l’argent sera dépensé. La très attendue politique culturelle de la ministre Joly s’est plutôt transformée en pétard mouillé.

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