entract films/collaboration spéciale Guillaume Lambert tient le rôle principal dans Les scènes fortuites, film dont il a signé le scénario et qu’il a réalisé.

C’est un premier film plein d’humour, de tendresse et de mélancolie que propose Guillaume Lambert avec 
Les scènes fortuites.

Celui qui s’est fait connaître du grand public grâce à l’émission culte Like-moi! y interprète Damien, un individu sans histoire et sans drame qui cherche à terminer son premier long métrage. Un Charlie Brown des temps modernes plongé dans une crise existentielle, qui préfère souvent cligner des yeux et regarder dans le vide plutôt que de répondre à ses semblables.

Les gens ne manquent pourtant pas devant lui. Une distribution de rêve – Denis Lavant, Monia Chokri, Alexandre Goyette, Jean-Carl Boucher et même François Pérusse – incarne ces êtres souvent égocentriques, souffrant de dysfonctionnements sociaux, auxquels le spectateur s’attache sans difficulté.

«Quand les personnages ont fini de parler, je reste sur eux, il y a toujours un petit moment de doute, fait remarquer Guillaume Lambert. Leur humanité peut ainsi ressortir.»

Tout cela est possible grâce à une caméra nerveuse, intuitive. Malgré un budget modeste et une équipe réduite, le long métrage ne manque pas de fraîcheur, de liberté, faisant parfois écho à la Nouvelle Vague (flashs visuels, jazz, narration godardienne).

«Pendant le tournage, je ne savais pas toujours ce que je voulais, mais je savais ce que je ne voulais pas, se rappelle le créateur. On est allé par élimination, ce qui m’a permis de définir mon langage cinématographique, d’affermir mon style et mes réflexions.»

Les amateurs de sa populaire série L’âge adulte retrouveront le même mélange de tragique et de comique.

On met trop souvent le drame et le comique de chaque côté, et j’aime bien migrer de l’un à l’autre. Mon film est à la fois niaiseux et se veut une réflexion sur un certain contexte social. J’aime bien le paradoxe des deux: faire une blague de caca et après y aller d’une citation de Marguerite Duras. —Guillaume Lambert, cinéaste et scénariste des Scènes fortuites

Une dualité où le dramatique et le banal se répondent constamment dans le déroulement d’une histoire qui est ludique sans être biographique, profonde et divertissante sur le septième art, mais également sur le mal-être générationnel, l’ennui et la solitude.

«C’est paradoxal et c’est ce que j’aime tant», confie celui qui a déjà hâte de refaire du cinéma, devant ou derrière la caméra.

Le sens de l’humour
Les scènes fortuites est un film souvent absurde et hilarant, plein de situations et de dialogues délirants, dont les gags atteignent leur cible de toutes les façons possibles et inimaginables.

«Dans mon utilisation de l’humour, j’aime bien déconstruire le rire, explique le metteur en scène et scénariste.

Est-ce que le personnage rit du spectateur et que je suis dans la parodie? Est-ce le spectateur qui rit du personnage à l’écran, et tout devient presque cruel? Ou, au contraire, on rit tous ensemble? J’aime bien alterner entre toutes ces affaires-là, d’utiliser le rire de façon très organique.»

Infos

Les scènes fortuites
En salle dès aujourd’hui

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