Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Purity Ring, The Flaming Lips, Rebecca Ferguson et Rob Zombie.

Atypique
Purity Ring
Shrines (3,5/5)

Le duo Purity Ring, composé de deux Edmontois devenus Montréalais, signe un premier disque fait de pulsations envoûtantes, de synthés futuristes et de paroles vaporeuses dont l’effet hypnotisant trouble et charme. Shrines est composé de pièces titrées d’un seul mot, souvent inventé, comme Belispeak, belle complainte horrifique. Car les paroles sont drôlement sombres, voire morbides. «Déchire mon sternum et enroule mes petites côtes autour de toi», chante Megan James sur Fineshrine. L’album étant très homogène, l’intérêt fléchit sur des morceaux plus linéaires tels Cartographist et Saltkin, mais il revient vite fait.
– Natalia Wysocka

Psychédélique
The Flaming Lips
The Flaming Lips and Heady Fwends (3,5/5)

Les abracadabrants Flaming Lips surprennent à nouveau sur l’ovni musical The Flaming Lips and Heady Fwends. Un équipage aussi improbable qu’hétéroclite prend part au voyage, piloté par le déjanté chanteur Wayne Coyne. Ke$ha, Bon Iver, Nick Cave et Yoko Ono, entre autres, prêtent leur voix au rock psychédélique du quatuor d’Oklahoma City. Et si le meilleur (I’m Working in NASA on Acid, avec Lighting Bolt) côtoie le correct (Do It), les guitaires triturées et les ambiances tonitruantes réussissent à nous transporter dans un monde d’inquiétante étrangeté et de fascination. On embarque!
– Charles-Éric Blais-Poulin

Une voix
Rebecca Ferguson
Heaven (2,5/5)

Si vous suivez la série The X Factor, alors vous êtes déjà familier avec Rebecca Ferguson, jeune Britannique qui avait figuré parmi les finalistes de la septième saison. Sachant cela, en écoutant son premier album, Heaven, on n’est pas étonné de constater que la chanteuse possède une voix riche, profonde, digne de bien des chanteuses de soul. Mais justement… elle ne se distingue pas vraiment de ces autres chanteuses. Par ses pièces trop lisses et trop prévisibles, Ferguson est une bonne interprète, mais ne réussit pas encore à offrir quelque chose d’unique. Prochaine fois, peut-être?
– Jessica Hémond-Ferrat

Tendance
Rob Zombie
Mondo Sex Head (2,5/5)

Au début, on est content parce que, ben, un nouveau disque de Rob Zombie! Ensuite on l’est moins parce que, bleh, un remix de Rob Zombie. En version dubstep et house. Serait-ce que le roi de l’horror rock souhaite surfer sur la vague électro de l’heure? Mais comme ce n’est pas la première fois qu’il flirte avec le remix (voir: American Made Music to Strip By, paru en 1999), on essaye. Alors? Une fois l’élément nouveauté du joujou passé, on se lasse. Certains titres remodelés sont réussis, comme Pussy Liquor, revisité par Ki:Theory. Sinon, on préfèrera nettement spinner l’original. Ou attendre du nouveau matériel. Allez, Rob.
– Natalia Wysocka

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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