Mario Beauregard/Métro Lior Shoov est en spectacle toute la semaine au Québec. À Montréal, elle se produira au Ministère (4521, boulevard Saint-Laurent) samedi à 20h.

Ayant parcouru les quatre coins de la planète depuis cinq ans, la chanteuse Lior Shoov s’arrête au Québec le temps de quelques spectacles.

Ce n’est pas la première fois que la musicienne d’origine israélienne est de passage dans la Belle Province. Mais depuis la parution de son acclamé premier album éponyme (sorti en France en 2016 et récemment paru ici), tout le monde se l’arrache. Sa représentation à Montréal affiche d’ailleurs complet.

Qu’est-ce qui explique une telle popularité? Certainement son univers sensible et poétique, sa démarche authentique et sa personnalité rafraîchissante. Lior Shoov est seule sur son île, rayonnant de la même lumière singulière qu’une Björk ou une Brigitte Fontaine.

«Je viens tout simplement de la vie, confie-t-elle en entrevue avec son accent tout à fait craquant. Je ne suis pas musicienne à la base et j’ai appris sur le tas. Je me permets de créer à ma manière, en demeurant dans le moment présent, en explorant les sons avant que ma tête prenne le dessus.»

«La musique n’est pas que de la musique. C’est un moment de présence et d’expression qui permet de se reconnecter avec soi et avec les autres, avec le monde qui nous entoure.» – Lior Shoov, auteure-compositrice-interprète

Clown de formation, chantant autant en français qu’en anglais et en hébreu et possédant une voix cristalline d’une rare force émotionnelle, Lior Shoov laisse une grande part à l’improvisation. Tout semble possible sur son terrain de jeu, qui comprend une multitude d’instruments comme le ukulélé, l’harmonica et des percussions, sans oublier divers jouets… et ses propres genoux.

«Je cherche à créer un langage qui m’est propre, explique-t-elle candidement. La musique, on peut la faire avec tout. En fait, on ne sait plus si c’est la vie ou si c’est de la musique.»

L’expérience est loin d’être banale. C’est d’ailleurs ce qui ressort de ses spectacles, où l’artiste, vulnérable, tente de créer des ponts avec les spectateurs en combinant le chant, la danse et l’humour. «Je vais chercher ce qu’on peut créer ensemble, comment on peut se rencontrer. Chaque fois, c’est différent. C’est quelque chose de très intime qui permet d’être disponible, présent, attentif au réel.»

Partir à l’aventure

Passant allègrement du folk à l’indie puis aux airs africains, Lior Shoov propose une musique à la fois nomade, dense et ludique qui donne le goût de partir vers l’inconnu.

«C’est en effet une invitation à voyager, affirme la chanteuse, à découvrir quelque chose de nouveau, à se rappeler la beauté qui nous entoure. Ça peut être des choses toutes simples, comme la neige ou les yeux des gens, mais il faut réapprendre à être touché par la magie qui se trouve partout. En se plongeant dans le vrai monde, les corps vibrent, les frontières s’effacent. On découvre, on échange, on grandit au contact de la nature et des êtres humains. On transforme les autres et on est transformé par eux, par la langue qu’ils parlent, par leurs pensées.»

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