Jonny Cournoyer/Paramount Pictures A Quiet Place est présentement en salle.

A Quiet Place (Un coin tranquille), le nouveau film d’horreur produit et écrit par l’acteur américain John Krasinski (The Office) a conquis les critiques. En entrevue avec Métro, l’interprète revient sur sa première collaboration avec sa femme, Emily Blunt, et sur le processus d’élaboration du film, qui s’est principalement déroulé dans le silence.

À quelle catégorie appartient le film? Suspense, thriller, horreur?
Je ne sais pas. Ma première idée, c’était de créer un film terrifiant sur une famille. Je pensais que ça pourrait être une grande métaphore sur la paternité, et, même si c’est complètement ringard, je me suis basé sur une interrogation célèbre: «Que seriez-vous prêt à faire pour vos enfants?» Alors, j’ai créé un film vieux jeu dans lequel un père fait tout par amour pour sa famille.

Vous considérez-vous comme quelqu’un qui provoque les émotions?
J’ai toujours dit que mon travail, en tant que réalisateur, auteur ou acteur, c’est de provoquer des émotions, encourager la réflexion et de divertir. Je suis vraiment content d’entendre que A Quiet Place est une expérience sensorielle. C’est le meilleur des compliments. Il y a beaucoup de tensions, de cris, de sursauts… je n’aurais pu demander mieux. C’est comme si je recevais tous les prix du cinéma en une seule journée.

Qu’avez-vous appris en travaillant avec Millicent Simmonds, [l’actrice qui tient le rôle de l’enfant sourde des personnages de Krasinski et Blunt]?
Il était essentiel d’engager une actrice sourde pour le rôle. Mais je ne savais pas que je découvrirais un guide en Millicent. Je n’ai jamais dirigé quelqu’un d’aussi complice, qui, avec un seul geste, comprenait mes indications. Elle nous a appris le langage des signes et elle a été très patiente.

Quelle a été votre première impression du film?
Que c’était une lettre d’amour à mes enfants. Maintenant, j’apprécie le silence, et ma famille aime regarder le ciel, ou même la rue, dans le silence complet. C’est une bonne thérapie, ça dégage l’esprit.

Votre femme joue dans le film. Quel aspect de votre collaboration a été le plus compliqué?
Dès le début du projet, je savais qu’Emily allait tenir le rôle principal. Pas parce qu’elle est mon épouse, mais parce qu’elle est une excellente actrice et qu’elle comprenait le rôle d’Evelyn [la mère de la famille]. En plus, on a pu s’exercer à vivre en silence avec nos propres enfants. Et on jouait très souvent à vivre sans faire de bruit. Par exemple, si quelqu’un échappait quelque chose dans la cuisine, la première réaction était de lui dire «tu es mort!», parce que dans le film, c’est ce que ça implique. Et ça a fait partie du processus d’Emily, de travailler sur son rôle à la maison avant d’arriver sur le plateau de tournage.

Vous étiez son patron; comment régliez-vous les conflits?
Notre mariage est très ouvert, dans le sens où on se parle de tout pour éviter les problèmes. On essaie de maintenir la conversation pour pouvoir exprimer ce qui nous dérange. Mais je suis aussi son fan, alors je lui pardonne pas mal tout!

Représenter le silence à l’écran
Dans A Quiet Place, l’un des enfants, Regan [Millicen Simmonds], est sourde. L’actrice de 14 ans a perdu l’ouïe pendant son enfance.

«C’est un film d’horreur qui se déroule dans le silence, explique-t-elle. C’était une nouvelle expérience et c’était incroyable parce que j’ai pu travailler avec John Krasinski et Emily Blunt. Il y a beaucoup de moments silencieux dans le film et c’est quelque chose de naturel, mais aussi de compliqué, parce qu’il faut bien les représenter à l’écran.»

Dans un futur terrifiant où des créatures attaquent au moindre bruit, une famille vaque à ses occupations quotidiennes dans le silence total.

Toutefois, quand un petit incident rompt le silence, les personnages se rendent rapidement compte que quelque chose se rapproche de la maison familiale.

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