Collaboration spéciale

Cette semaine, Métro craque pour Le Pouzza Fest, Eugenia, Les Grandes Crues, Justin Saladino, Il était 26 fois, L’étrange odeur du safran et Deadpool 2.

1. Le Pouzza Fest

Headbanging, crowdsurfing, moshpit, que de bonheur! C’est le temps de l’année où le punk, le ska et le hardcore sont à l’honneur à Montréal. Pour sa huitième année, le Pouzza propose bien sûr une tonne de spectacles (comment on a réussi à inscrire le nom de 175 groupes sur une seule affiche est un mystère) ainsi que des barbecues acoustiques, des soirées d’humour et une table ronde sur la place des femmes dans le monde punk. La scène extérieure du Quartier des spectacles accueillera des têtes d’affiche immanquables, dont War on Women et Anti-Flag (ce soir), Reel Big Fish (demain) ainsi que Grimskunk et Face to Face (dimanche), mais un détour en après-midi vaut la peine pour entendre des groupes locaux comme 2 Stone 2 Skank, Brutal Chérie et PL Mafia. Aux Foufounes électriques, aux Katacombes, au Midway, au Théâtre Sainte-Catherine et au Café Cléopâtre jusqu’à dimanche. Toute la programmation sur 
pouzzafest.com. –Carine Touma

2. Eugenia
1945. L’écrivain roumain d’origine juive Mihail Sebastian, 38 ans, meurt non pas dans un camp de concentration mais après avoir été fauché par une voiture alors que la guerre venait de prendre fin. En prêtant sa voix à Eugenia, une jeune journaliste qui en était amoureuse, Lionel Duroy renoue avec le style qui lui a valu le Renaudot des lycéens en 2012 pour L’hiver des hommes. Voici un récit tout simplement passionnant où réalité et fiction s’entremêlent très naturellement. Aux Éditions Juillard. –Jessica Dostie

3. Les Grandes Crues
Avec un titre comme Su’l’gros vin, nous attendions du premier spectacle des Grandes Crues une bonne dose d’humour grivois et un fort taux d’alcool. Nous n’avons pas été déçus. Que ce soit la maternité («L’allaitement, c’est comme L’Auberge du Chien noir : faut que ça finisse un jour, c’te marde-là») ou leur quête du vrai mâle («le genre de gars qui sent le bran de scie même en sortant de la douche»), le duo aborde les sujets les plus délicats avec une efficacité comique redoutable. À voir pour apprécier la complicité exceptionnelle qui unit Ève Côté et Marie-Lyne Joncas. En tournée au Québec. –Benoit Valois-Nadeau

4. Justin Saladino
À seulement 23 ans, Justin Saladino fait déjà partie des incontournables du blues québécois. Influencé par Led Zeppelin, Jimi Hendrix ou encore Stevie Ray Vaughan, le Montréalais a une feuille de route impressionnante : il apprend la guitare à 6 ans et forme son premier band quatre ans plus tard avant d’entamer une carrière solo. Le jeune virtuose a depuis joué dans plusieurs festivals d’envergure et partagé la scène avec certaines de ses idoles comme Paul Deslauriers, Victor Wainwright et Frank Marino. Son deuxième album, A Fool’s Heart, est empreint d’une grande maturité où se mélangent habilement blues, rock et soul. –Philippine de Tinguy

5. Il était 26 fois
Ce recueil contient 26 petits contes, chacun mettant en vedette une lettre de l’alphabet. On y rencontre Ambroise l’alligator, Bobby le bébé babouin ou encore Charlotte la chouette chanteuse. Le concept n’est pas nouveau, mais les textes de Karine Glorieux – accompagnés des illustrations colorées de Jacques Laplante – sont incontestablement efficaces pour introduire ces notions aux petits. L’éditeur le destine aux 5 ans et plus, mais dès 3 ans, les plus curieux y trouveront leur compte.
Aux Éditions de la Bagnole. –Jessica Dostie

6. L’étrange odeur du safran
Avec son style vif et franc, le deuxième roman de Miléna Babin attise les sens autour d’une histoire faite de sang, d’odeurs et de goûts. C’est avec curiosité qu’on suit Nil, jeune femme aux allures d’ourse mal léchée mais délicieusement attachante, lorsqu’elle fait irruption dans la vie de Jacob, un restaurateur séropositif du Bic. S’ensuivent des péripéties faites de vengeance familiale, d’adultère et de trafic de safran, l’épice la plus chère du monde. Le plus grand mérite de l’auteure est de ne jamais lever complètement le voile de mystère qui entoure ses attachants personnages,
en premier lieu Nil et
son renard apprivoisé.
Aux Éditions XYZ. –
Benoit Valois-Nadeau

7. Deadpool 2
Après le succès insoupçonné et indéniable de la première apparition de Wade Wilson, alias Deadpool, au grand écran (on ne tient pas compte ici de X-Men Origins: Wolverine), il était inévitable que Ryan Reynolds renfile le suit en spandex de l’irrévérencieux antihéros à la grande gueule. Si le scénario tourne les coins ronds, l’ajout de Cable (Josh Brolin) et de Firefist (Julian Dennison) à la distribution entraîne quelques fabuleux échanges et déborde de potentiel. On y va pour les scènes d’action (et pour s’émouvoir au son d’Ashes de Céline Dion), certes, mais surtout pour les 
allusions, les références,
les blagues par-dessus les blagues et les caméos les plus hilarants qu’on a vus depuis longtemps au cinéma. En salle. –Carine Touma

Et on se désole pour

Les longueurs 
du gala Artis
«Faites jeune» semble avoir été le mot d’ordre donné à Maripier Morin et Jean-
Philippe Dion pour le 
33e gala Artis. Et le résultat a été pénible. Outre les anglicismes inutiles des animateurs (donner du «love», vraiment?), qui changeaient de vêtements à chaque pause, le gala des vedettes de la télévision québécoise maîtrise l’art d’étirer la sauce. L’interminable numéro d’ouverture de 13 minutes était tellement démesuré qu’on se serait déjà cru à la fin du gala. La discipline a aussi fait défaut côté discours : on laisse les lauréats parler vraiment longtemps, même lorsqu’ils n’ont pas grand-chose à dire (le discours-fleuve de Dave Morissette arrive en tête du palmarès). Mention spéciale à la «tam-tam cam», où les nommés devaient faire semblant de jouer des percussions invisibles. On a ri de bon cœur chez Métro, mais ce n’était pas toujours pour les raisons attendues…
 Philippe Lemelin

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!