20th Century Fox Ryan Reynolds incarne dans Deadpool 2 un antihéros défiguré par la maladie, mais qui ne manque pas de répartie.

Travaillant depuis 25 ans dans l’industrie du cinéma, Ryan Reynolds considère que jouer le personnage de Deadpool a été le plus grand privilège de sa carrière, parce que cela lui a notamment permis d’être authentique et de briser le quatrième mur entre lui et les spectateurs.

L’acteur canadien reconnaît aussi qu’au début, il n’était absolument pas sûr que le film connaîtrait du succès!

«La première fois que j’ai enfilé le costume de Deadpool, j’ai eu de gros doutes; je n’étais absolument pas sûr que l’histoire accrocherait les spectateurs. Je me suis senti assez stupide, et je me souviens d’avoir dit à ma femme: “Je vais devoir me servir d’un immense condom rouge comme costume durant tout le tournage.” Elle m’a répondu: “Fais le film et arrête de te plaindre”», raconte à Métro le comédien de 41 ans.

Ses doutes ont été balayés quand, en 2016, il a constaté le succès du premier Deadpool, dont les recettes mondiales se sont élevées à 783 M$.

Dans Deadpool 2, le personnage joué par Ryan Reynolds fait partie de l’équipe X-Force. Réalisé par David Leitch, connu notamment pour Atomic Blonde et John Wick, le film a été écrit et produit par Ryan Reynolds lui-même, avec l’aide de Simon Kinberg, Lauren Shuler Donner, Rhett Reese et Paul Wernick.

Est-ce qu’interpréter Deadpool a changé votre vie?
Ç’a vraiment été une expérience agréable, même si au début j’avais peur que cette histoire n’intéresse personne. À la fin, cependant, j’ai compris que j’avais pris la meilleure décision. Ça peut paraître cliché, mais faire partie de cette aventure est pour moi la réalisation d’un rêve, et je suis très excité par tout ce qui s’en vient.

Pour vous, quel a été le plus grand défi en jouant Deadpool?
Ce personnage est un peu comme un enfant, il est très authentique. Les spectateurs peuvent d’ailleurs voir que, sans cette authenticité, il n’y a pas vraiment de film. Pour moi, donc, le plus grand défi a été de réussir à montrer aux gens que Deadpool est authentique dans sa façon d’être, et qu’il l’est non seulement pour l’auditoire, mais aussi avec tout ce qui l’entoure et qu’on ne voit pas nécessairement dans les autres films. Rendre tout cela, pour un acteur, peut être assez compliqué.

Quel trait de la personnalité de ce personnage admirez-vous le plus?
J’aime le fait que ce soit un personnage libre qui dit toujours ce qu’il pense sans se censurer. Il y a une phrase que j’aime à propos de lui, et qui va comme suit : «Peu importe où se trouve l’enfer, cette zone m’appartient.» Je l’aime aussi beaucoup parce qu’il a un aspect très drôle, tout en ayant des côtés obscurs. Moi, en tant qu’être vivant en société, je peux me taire et réfléchir avant de parler; Deadpool ne fait pas ça, et j’aime beaucoup cette facette de sa personnalité.

Le film aborde des questions comme l’intimidation et la discrimination. Que pensez-vous de ces fléaux?
Ces problèmes existent dans le monde et je crois que leur fréquence est de plus en plus grande. Il est formidable que nous puissions assister à des révolutions et essayer de provoquer des changements. Pour ce qui est du film, il comporte plusieurs messages, notamment au sujet de l’intimidation et de la discrimination. Un long métrage comme Deadpool peut intégrer n’importe quel genre de problématique parce que la personnalité du personnage principal, qui est celle d’un adolescent enthousiaste, le permet. Je pense que c’est vraiment chouette d’être libre de cette façon. Le message principal du film est de dire qu’avec un petit geste, il est possible de sauver le monde.

Quels sont les principaux défis auxquels vous avez dû faire face durant le tournage?
Un des plus importants a été de négocier avec la 20th Century Fox et d’avoir des conversations avec ses membres, parce que Deadpool brise fréquemment le quatrième mur et a souvent un côté sarcastique. En fait, nous avons dû abandonner beaucoup de choses, mais nous nous sommes adaptés, et le résultat final est très intéressant.

Le tournage a été marqué par la mort de la cascadeuse Joi «SJ» Harris. Le film peut-il être considéré comme un hommage à cette femme?
Bien sûr. C’était une personne incroyable. Elle s’est tuée en tournant une séquence à moto, c’est vraiment affreux. Ça n’aurait pas dû se produire […] Les mots rendent mal ce qu’on veut dire quand on essaie d’expliquer ce qui s’est passé, sans compter qu’on risque toujours de heurter sa famille. Je l’admire beaucoup parce qu’elle a été une pionnière; elle a été une des premières au cinéma à faire des cascades à moto.

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