Josie Desmarais/Métro Média

Cette semaine, Métro craque pour Motown, Le Montréaler, Balenciaga, maître de la haute couture, Buddy Guy, le retour
 de Christina Aguilera, Faire campagne et la programmation des Shows de ruelle.

1. Motown
On les connaît par cœur, on les aime d’amour. Les hits de Motown ont changé l’histoire de la musique. Remis dans le contexte d’un pays au bord de la révolution, où la ségrégation s’imposait dans toutes les sphères de la société, et d’un label qui finira par changer le monde, My Girl, My Guy, You’re Nobody ’til Somebody Loves You, War, Mercy, Mercy Me et une cinquantaine d’autres titres prennent tout leur sens. Cette comédie musicale basée sur l’autobiographie du fondateur de Motown, Berry Gordy, raconte l’histoire de la maison de disques, de sa création au spectacle soulignant ses 25 ans. Les magnifiques décors, les costumes flamboyants (et fidèles à l’histoire), les interprètes aux voix d’anges : tout y est, et le public embarque. Le dernier numéro de Kenneth Mosley, qui joue Gordy, est assuré de vous donner la chair de poule. À la salle Wilfrid-Pelletier jusqu’à dimanche. –Carine Touma

2. Le Montréaler
Le Montréaler se veut un hommage conjoint à la métropole québécoise et au New Yorker, ce célèbre magazine new-
yorkais qui confie chaque semaine sa page couverture à un illustrateur de talent. Une soixante d’artistes, dont Jimmy Beaulieu, Jacques Goldstyn et Obom, ont créé des couvertures pour ce magazine imaginaire. Parfois poétiques, parfois caustiques et souvent très drôles, elles témoignent des mille et une facettes de la vie montréalaise. Aux Éditions Somme toute. Les 62 illustrations sont aussi rassemblées dans une exposition présentée à la station F-MR, sur les berges du canal de Lachine, jusqu’au 15 juillet. –Benoit valois-Nadeau

3. Balenciaga, maître de la haute couture
C’est au tour de Montréal de présenter l’exposition sur le couturier espagnol Cristóbal Balenciaga organisée par le Victoria and Albert Museum de Londres. Réunissant quelque 80 robes et plusieurs chapeaux ainsi que des croquis, des photos et des échantillons de tissus, cette exposition met très habilement en contexte l’univers du créateur, un des plus importants des années 1950 et 1960. Encore plus intéressante, la dernière partie de l’exposition met en lumière son héritage grâce à certains vêtements de ses disciples, notamment André Courrèges et Emanuel Ungaro, de même que d’autres designers contemporains comme Oscar de la Renta, Erdem, Nicolas Ghesquière et Demna Gvasalia (l’actuel directeur artistique de la maison). Au Musée McCord jusqu’au 14 octobre. –Jessica Dostie

4. Buddy Guy
Véritable légende vivante
du blues, le guitariste et chanteur américain Buddy Guy ne fait pas son âge sur son nouvel album, The Blues Is Alive And Well, dont le titre ne pourrait pas être mieux choisi. Difficile d’imaginer qu’autant de fougue puisse jaillir du musicien âgé de 81 ans, et pourtant, c’est le cas. Sa voix est toujours aussi solide et son célèbre jeu à la guitare, qui a inspiré tant de musiciens, l’est tout autant. La formule blues a beau toujours être la même, impossible de s’en lasser lorsqu’elle est jouée par un de ses plus grands pionniers toujours en vie. Heureusement pour nous, il semblerait que Buddy Guy n’ait pas l’intention de s’arrêter. –Philippe Lemelin

5. Le retour
 de Christina Aguilera
Bien que son premier single, Accelerate, nous ait fait craindre un retour à la pop saturée, Christina Aguilera surprend et retrouve ses racines dans son nouvel album, Liberation. La chanteuse à la voix puissante envoûte avec Twice, un titre sincère, tout simple. Les morceaux Pipe et Maria nous renvoient à ses premiers succès plus soul et Fall In Line, sa collaboration avec Demi Lovato, résonne longtemps après la fin de l’écoute. Welcome back, Christina. –Camille Lopez

6. Faire campagne
Le bédéreportage (comme dans «reportage + bande dessinée») est un genre encore naissant au Québec. Il faut donc absolument souligner le travail impressionnant réalisé par le journaliste Rémy Bourdillon et par l’illustrateur Pierre-Yves Cezard dans Faire campagne – Joies et désillusions du renouveau agricole au Québec, véritable cours en accéléré sur les difficultés du monde paysan québécois. Si le résultat est parfois un peu didactique, on s’est surpris à s’intéresser à des enjeux en apparence arides comme la gestion de l’offre et la distribution des quotas de poulets de grain! Aux Éditions Atelier 10 et La Pastèque. –Benoit Valois-Nadeau

7. La programmation des Shows de ruelle
Autrefois secret bien gardé d’Hochelaga-Maisonneuve, les Shows de ruelle sont en train de devenir un des incontournables de l’été montréalais. Offerts au parc Morgan à l’angle des rues Gaboury et Sainte-Catherine, ces spectacles permettent d’entendre gratuitement de grands noms de la musique québécoise dans un contexte intime et particulièrement relax. La programmation 2018 est très solide et promet une ambiance magique : Émile Bilodeau (28 juin), Vincent Vallières (12 juillet), Alaclair Ensemble (26 juillet), Canailles (9 août) et l’indémodable Marjo (23 août). Tous à Hochelag’! –Benoit Valois-Nadeau

Et on se désole pour

Un dernier shooter
Avec son 12e (!!) album en carrière, le rappeur trifluvien Sir Pathétik nous sert la même rengaine qu’on a entendue encore et encore dans toutes les radios commerciales. Nostalgique peut-être, Un dernier shooter est surtout mauvais : la production n’est certainement pas du calibre de ce qu’on entend au Québec aujourd’hui, et que dire des paroles : «Pour toi, si tu le demanderais, je ferais du bénévolat» ou «La vie, c’est comme une montagne russe». On a presque hâte d’arriver au refrain, mais ce n’est guère mieux, car on doit endurer sa voix peu mélodieuse qui entonne des mélodies pop mille fois entendues. Le pire moment de l’album? Le remix cheap de Sweet Child O’ Mine de Guns N’ Roses sur Couple
de boue. –Alexis Boulianne

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