Collaboration spéciale

The Blaze, ça vous dit quelque chose? Ce jeune duo électro parisien fait sensation sur la Toile avec des clips renversants évoquant l’émotion, le souvenir, l’amitié et la famille, produits à la manière de courts métrages. Avec un premier album d’une sensibilité déconcertante (Dancehall), paru le 
7 septembre dernier, le groupe s’amène pour la première fois à Montréal cet automne.

Cousins dans la vie et amis depuis belle lurette, Guillaume et Jonathan Alric s’attirent les éloges du milieu artistique et cinématographique. Également connu pour Mayd Hubb – un projet musical qui a plutôt donné dans le dub-reggae pendant 10 ans –, le premier a vécu à Dijon et à Montpellier avant de s’installer à Paris.

Le second, natif de la Côte-d’Ivoire et ayant demeuré au Pérou et en Normandie, achevait des études de cinéma pendant ce temps à Bruxelles, en Belgique.

Un jour, dans le cadre d’un travail scolaire, Jonathan demande l’assistance de Guillaume pour la composition de la bande sonore d’une capsule vidéo. Sans le savoir, les deux acolytes allaient tranquillement créer The Blaze, un nom tiré de l’anglais (pour «incendie») et de l’argot (pour «nom»).

Après le succès incontesté de son EP Territory, lancé le 
7 avril dernier, le duo récidive dès les mois suivants avec les singles Heaven, Viril et Juvenile. Face à un engouement et à des attentes «inespérés», le groupe s’affaire alors à la préparation d’un premier album, Dancehall, qui placera encore la barre bien haut.

«Parce qu’on avait le temps de produire, on voulait raconter une histoire qui s’écoute comme un tout dans l’album, explique Jonathan Alric. Dans nos EP, on explorait des émotions plus nostalgiques, plus positives, alors que là, on va vers quelque chose de plus sombre, dans le bon sens du terme, disons.»

Des «mini-courts métrages»
Il faut absolument voir et revoir les clips produits et réalisés par The Blaze. Tantôt introspectifs, tantôt idéalistes ou imaginatifs, ceux-ci dépassent chaque fois les attentes en bousculant le spectateur dans ses émotions et ses sentiments les plus profonds.

On y aborde notamment l’attachement à la famille, la virilité, les souvenirs, la mort et la compréhension de l’autre à travers soi. Pour demeurer exempt de toutes influences, le duo ne donne que très peu d’entrevues d’ailleurs, affirmant vouloir «rester dans sa bulle et vivre le moment présent».

«L’émotion et la poésie, c’est un peu les deux ingrédients sur lesquels on travaille le plus dans nos clips, explique Guillaume Alric. Le but, c’est toujours de toucher l’auditeur dans son côté humain primaire, de lui faire ressentir des choses de son passé par exemple, d’appeler ses émotions personnelles.»

Un objectif qui est à la hauteur de la philosophie du groupe, ajoute Jonathan.

«Je ne dirai jamais assez qu’un cousin, c’est le mélange parfait entre un frère et un ami. On est directs dans notre métier, on peut tout se dire, 
on se ressemble, et je crois que ça paraît.» – Guillaume Alric, membre de The Blaze, à propos de sa collaboration avec son cousin Jonathan

«Je suis fier d’avoir créé The Blaze d’une manière toute naturelle, sans réfléchir, dit-il. De jouer selon nos règles depuis le début, de prendre le temps d’avancer, c’est un grand luxe. On voulait être des artistes comme on l’entend, sans trop se montrer, et c’est assez difficile quand tout ça prend de l’importance. On est fiers de réussir à rester nous-mêmes.»

Dans le single Virile, Jonathan et Guillaume abordent le relativisme et l’ambiguïté d’une relation entre deux hommes. «Est-ce que c’est un couple homosexuel, deux frères, deux amis? Chacun a sa vision du truc, et c’est précisément cela qui est beau, on trouve. On ne revendique rien, on ne milite pas, c’est à chacun de l’interpréter.»

Baptême montréalais
Cet été, la jeune formation musicale s’est produite dans plusieurs villes d’Europe pendant près d’un mois. En octobre, les cousins entameront une tournée nord-américaine de plusieurs semaines sur la côte ouest et la côte est des États-Unis. Des passages à Los Angeles, San Francisco, Seattle, Denver, Washington et New York sont notamment prévus.

Le 7 novembre, le groupe conclura cette grande tournée dans la métropole, au MTelus, avant de retourner sur le vieux continent pour faire le tour de plusieurs capitales européennes.

Il s’agira d’une première visite en sol québécois pour le duo, de quoi lui donner un peu d’adrénaline et d’énergie en fin de parcours. «Personnellement, j’y suis allé deux fois pour des projets musicaux, et le public de Montréal est tellement bien, tellement chaleureux», indique Guillaume. Son cousin, Jonathan, n’y a jamais posé les pieds.

Et l’avenir, à quoi 
ressemble-t-il pour The Blaze? «On n’essaie de pas trop se projeter, même si évidemment, on a plein d’idées et d’envies. On veut que tout ça nous arrive naturellement, pour conserver notre fraîcheur et notre liberté aussi», répond Guillaume.

Dancehall
Disponible en magasin et sur les plateformes numériques

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