Les films Seville Agyness Deyn dans Pusher

Agyness Deyn a fait la manchette à plusieurs reprises après avoir «pris sa retraite» comme mannequin pour se consacrer à sa carrière d’actrice. Mais à l’occasion de la sortie du premier film où elle tient un rôle important – celui de la copine stripteaseuse d’un petit trafiquant de drogue dans Pusher –, Deyn a voulu remettre les pendules à l’heure avec Métro au sujet de toute cette histoire de retraite.

Depuis que vous avez commencé à jouer, vous avez été étiquetée de «retraitée» du mannequinat. Est-ce véridique?
Plus j’ai de contrats d’actrice, moins j’en accepte de mannequin, tout simplement par manque de temps, mais aussi parce que je préfère l’un à l’autre. J’ai été mannequin pendant 12 ans, et maintenant, être actrice, c’est si rafraîchissant et fantastique que c’est ce que j’ai envie de faire tout le temps.

Quand on m’a posé la question à Londres – je suppose que c’est là que ça a commencé –, on m’a demandé : «Alors, vous avez tout arrêté?» Et j’ai répondu : «Je suppose que oui, parce que ça fait très longtemps que je n’en ai pas fait.»

Mais vous ne vous donneriez pas l’étiquette de «retraitée»…
Non. Je présume que je ne serai pas à la Semaine de mode et tout ça, mais je ne dirais pas que j’ai arrêté pour de bon. Être une actrice, c’est comme être un mannequin; c’est très similaire, vous savez.

De quelle façon diriez-vous que l’expérience de mannequin a influencé votre jeu d’actrice?
Je n’aurais jamais porté la plupart des vêtements qu’on me faisait mettre pour des contrats de mannequin. Quand j’ai commencé, j’étais très garçon manqué dans mon style vestimentaire, avec les cheveux très courts et tout, alors porter des robes, c’était tout nouveau pour moi. C’était comme : «OK, je dois être la personne qui porte ces trucs et qui se sent très bien dedans.» Alors, je suppose que ça m’a influencée pour la suite.

Et qu’avez-vous découvert en faisant de la recherche sur le striptease pour ce rôle?
Quand j’ai commencé à étudier mon personnage et à aller travailler avec des filles pour la scène qui se déroule à Londres, j’ai réalisé que l’image qu’on a d’une stripteaseuse dans notre tête, c’est un fantasme. Je les ai fréquentées dans un contexte personnel, chez elles – notamment cette fille, Jen, qui était géniale et tellement généreuse pour tout. Je suis allée travailler avec elle, et c’était fantastique, la sécurité des lieux et le style de vie. Et quand je parle de sécurité, je ne pense pas simplement au travail des gardiens. Ces gars étaient comme des grands frères pour les filles. C’est une grande famille.

Et les filles sont fantastiques dans leur travail. Elles sont comme des athlètes – leurs corps, ce qu’ils peuvent faire, c’est incroyable, et elles font en sorte que ça ait l’air facile. J’en suis ressortie avec beaucoup de respect pour cette industrie. Le corps d’une femme devrait être apprécié à sa juste valeur. Je peux comprendre que des femmes aient envie de faire ce métier et je crois que c’est un trait de caractère humain que d’apprécier leur beauté.

Pourquoi pensez-vous qu’il y a toujours un attrait pour les films à propos des drogues et du crime?
J’imagine que c’est parce que c’est intéressant et excitant. C’est une hyperréalité, vous savez. On ne voit pas ça dans la vie de tous les jours, alors on veut aller au cinéma pour voir des trucs choquants émotivement ou qui nous emmènent dans une réalité qui n’est pas la nôtre. Ça nous éloigne de notre quotidien. Ça m’a éloignée du mien aussi! (Rires)

Pusher
En salle vendredi

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