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Cinéma d’animation: Ranimer le passé grâce à Gertie

Photo: Josie Desmarais

Le mythique dinosaure Gertie revit, et qui sait s’il répondra au doigt et à l’œil au comédien Stéphane Crête, dans le cadre d’un numéro spécial qui sera présenté ce soir dans le cadre des Sommets du cinéma d’animation.

Bien avant Mickey Mouse et Barney, il y a eu Gertie the Dinosaur, une animation que Winsor McCay (le père de Little Nemo) a réalisée en 1914. Pour souligner sa récente restauration par la Cinémathèque québécoise et l’ONF, ce classique est projeté à nouveau, accompagné d’une production théâtrale.

«On va comprendre comment ça se passait à l’époque, comment les gens travaillaient les dessins», explique en entrevue Stéphane Crête, qui prête ses traits à l’illustrateur Winsor McCay.

Mi-lecture publique et mi-performance, Winsor et Gertie se veut un cabaret de variétés, éducatif et ludique à la fois, porté par les échanges entre Stéphane Crête et Sébastien René (qui incarne le fils McCay), avec l’accompagnement au piano du réputé Gabriel Thibaudeau.

«C’est une formule vivante où il y a de l’improvisation, un musicien live, note celui dont l’apparence physique rappelle beaucoup celle de son modèle. Je vais même intervenir avec le dinosaure. C’est une belle manière de rendre hommage à ces années-là.»

«C’est une animation importante, qui aide à comprendre d’où viennent les racines de ce qu’on regarde aujourd’hui, que ça soit The Incredibles 2 ou Ralph Breaks the Internet.» – Stéphane Crête, comédien, à propos du dessin animé Gertie, réalisé en 1914

C’est également une occasion de voir l’évolution des mentalités à l’égard de cet art.

«Un des premiers dessins animés qui aient été faits est un moustique, et les gens à l’époque n’y croyaient pas, rappelle celui qui personnifiait l’inoubliable Brad dans l’émission culte Dans une galaxie près de chez vous. Ils pensaient que c’était une marionnette… Il y a beaucoup de chemin qui a été parcouru depuis.»

Winsor et Gertie sera présenté dimanche à 17 h 30 à la Cinémathèque québécoise.

Plats de résistance

Jusqu’à dimanche, la 17e édition des Sommets du cinéma d’animation regorge d’activités, de leçons de cinéma, d’ateliers pour toute la famille et de films, d’ici et d’ailleurs, court et longs, qui font une grande place à la relève.

Entre la rétrospective consacrée à Isabelle Favez et la remise du prix René-Jodoin au compositeur Robert Marcel Lepage, trois titres se démarquent.

Ce magnifique gâteau!
La colonisation africaine en cinq récits, à la fois violents et fascinants, qui présente un style soigné et une scène d’escargot particulièrement traumatisante. (Samedi)

Chris the Swiss
Une plongée dans l’enfer du conflit yougoslave, où la réalisatrice tente de comprendre ce qui est arrivé à son cousin. Entre fiction et documentaire, prises de vue réelles et animation cauchemardesque. (Dimanche)

Mind Game
Quiconque a découvert ce classique japonais à Fantasia en 2005 se souvient encore de sa virtuosité technique, de ses personnages irrésistibles et de sa folie perpétuelle. Une occasion unique de revoir sur grand écran cette œuvre qui ne ressemble à rien et qui s’immisce dans l’imaginaire pour ne plus jamais en ressortir. (Vendredi)

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