Denis Beaumont/Métro Maxime Le Flaguais, démoniaque en Alex DeLarge

Dans trois semaines, l’Olympia sera le théâtre de la folie d’Alex DeLarge. À l’approche de la grande première d’Orange mécanique, version québécoise, nous avons eu droit à un petit aperçu du projet.

C’était jour de grande «répète» hier pour l’équipe d’Orange mécanique, qui dévoilait aux médias quatre courtes scènes du spectacle. À savoir : Alex et ses drougs au Korova. Alex en prison. Alex qui se fait prendre en main par le disjoncté Dr. Brodsky. Et finalement, Alex présenté au grand public comme un homme nouveau après sa «fulgurante transformation». Des extraits particulièrement représentatifs de la production au grand complet? «Je ne peux même pas m’octroyer le bénéfice de dire que je l’ai intelligemment dévoilé comme ça, répond Véronique Marcotte. Comme c’est une pièce qui dure seulement 1 heure et 20 minutes avec la musique et les transitions, si je ne voulais pas voler le punch, je n’avais pas un énorme choix de scènes qui s’offrait à moi!»

En accueillant les médias, la metteure en scène s’est d’ailleurs spontanément exclamée : «On est contents de vous recevoir aujourd’hui, mais on est contents qu’il nous reste trois semaines avant la première aussi!»

Au programme de ces trois semaines, Véronique Marcotte prévoit «faire du fine tuning, comme on dit!» «On va rouler, rouler, rouler et enchaîner, enchaîner, enchaîner!» dit-elle.

Outre titiller les spectateurs, la rencontre d’hier avait pour but de rappeler que non, cette version d’Orange mécanique n’est pas une comédie musicale. Même si, au départ, nous étions plusieurs à penser que ce serait le cas. Surtout qu’il avait été annoncé qu’«Alexandre Goyette traduirait le livret». «Si ç’avait été une comédie musicale, ce n’est certainement pas moi qui aurais fait la mise en scène, car je n’aime pas du tout ce genre!» remarque à ce propos Véronique Marcotte.

Reste que la musique sera très présente tout au long de ce spectacle produit par Paul Dupont-Hébert. En effet, l’auteur-compositeur-interprète Danny Lutz fera office d’omniprésent DJ. La bande sonore, quant à elle, sera faite d’électro, de mélodies de cirque (!) et, bien sûr, de Ludwig Van.

Les fidèles le savent, Orange mécanique ne fait guère dans la dentelle. Les scènes de bataille et d’ultraviolence ont du coup été coordonnées par Olivier Loubry, assistant à la mise en scène. «Dès qu’il y avait un acteur qui devait en frapper un autre, c’est lui qui intervenait! Moi, j’ai une émotivité assez exacerbée. Lui, il est d’une insensibilité extraordinaire!» blague Véronique Marcotte.

«Le but, c’est de rendre les gens mal à l’aise, sans que ce soit gratuit, ajoute Loubry. Reste que, s’il y a des gens qui sortent de la salle, c’est correct.» En effet, quelques passages risquent fort de choquer certains spectateurs. «Mais monter un show comme ça, c’est accepter tout ce qui vient avec. Si on avait pris la décision de se censurer, on se serait mis un pied dans la bouche. Il fallait l’assumer.»

Parmi ces instants troublants, les créateurs mentionnent la scène du viol, qui «dure neuf minutes, sans texte». «J’ai eu une idée pour cette scène-là, que je vais évidemment garder secrète, mais je suis assez fier de ma trouvaille», nous a confié à ce sujet Maxime Le Flaguais.

Cela dit, l’interprète d’Alex a laissé voir un personnage plutôt calme hier. Normal puisque, outre un coup de poing donné à un de ses drougs, incarné par Félix-Antoine Tremblay, les séquences violentes n’ont pas été dévoilées. «Vous n’avez pas encore vu quand je me fâche!» a-t-il prévenu. D’ailleurs, celui qui considère la pièce comme «trash, pas du tout suggestive et bien graphique» avait un conseil pour les cœurs plus sensibles : «Ils pourront mettre leur main devant leurs yeux quand ce sera plus rough. Comme mes parents faisaient quand ils allaient voir L’exorciste au cinéma!»

Orange mécanique
À l’Olympia de Montréal
Du 13 au 16 février

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