La Scène 1425 prend de l'ampleur
Julien Aidelbaum n’avait pas tout à fait 18 ans quand il a commencé à s’occuper de la programmation de la Scène 1425. Originaire de Laval, le jeune homme croit qu’il «n’y a rien de mieux que d’aller chercher des jeunes pour établir une programmation qui plaira aux jeunes». Trois ans après que le projet eut vu le jour, Julien Aidelbaum, qui a déjà réussi à attirer des artistes comme Metric et Patrick Watson à Laval, élargit maintenant les horizons de la Scène 1425, ajoutant de nouvelles villes au projet et proposant une plateforme internet revue et améliorée.
Comment ce projet est-il né?
Le projet de la Scène 1425 vient de la Salle André-Mathieu, à Laval, où il y a plusieurs volets à la programmation : musique classique, théâtre, humour, et j’en passe. Mais ils se sont rendu compte qu’il manquait un créneau plus émergent, qui viserait un public jeune. C’est comme ça que ç’a commencé. Donc, dans toutes les villes avec lesquelles on fait affaire, la Scène 1425 va devenir leur programmation plus indie, pour les artistes de la relève. Il n’y en a presque pas dans les autres villes que Montréal, alors qu’il y en a, des trippeux de musique, à Laval, à Drummondville, à Saint-Hyacinthe!
Ça fait trois ans que la Scène 1425 existe, mais elle prend de l’expansion aujourd’hui…
Oui, on était présents depuis 2008 à Laval uniquement, mais maintenant, elle va aussi diffuser des spectacles dans sept autres villes du Québec : Granby, Sherbrooke, Terrebonne, Québec, Saint-Hyacinthe, Joliette et Drummondville.
Votre site internet va aussi prendre de l’ampleur…
Oui, c’est une grosse partie du projet. Trop souvent, on a lancé des projets pour la relève et l’émergence en oubliant un peu les jeunes. Le but de ce site internet, c’est d’aller chercher des collaborateurs jeunes dans chaque ville et de faire de cette plateforme non seulement un calendrier des spectacles, mais aussi un magazine. On a une équipe de 15 collaborateurs, une ligne éditoriale, de l’actualité et des chroniques. On va aussi éventuellement sortir une compilation en collaboration avec Bande à part chaque mois. On veut aussi faire du streaming de spectacles sur l’internet. On veut que ce projet soit proche des nouvelles technologies, qu’il devienne un outil de mise en valeur de l’industrie.