Une image tirée du film Pequeñas voces

Cette semaine, on craque pour… Pequeñas voces, En audition avec Simon, Ryan Gosling et Michelle Williams dans Blue Valentine, Urban state d’Estès, les héros de Kings of pastry, une petite zone de turbulences et L’usure des choses.

Et on se désole pour… Les propos de Lars von Trier à Cannes

1. Pequeñas voces

Festivalissimo offre au public la chance de voir le magnifique film Pequeñas voces (Petites voix), qui est raconté à partir de dessins et de témoignages d’enfants âgés de 8 à 13 ans. Le docu-fiction des Colombiens Jairo Carrillo et Oscar Andrade, qui n’est pas sans rappeler le style de Waltz with Bashir, donne une voix aux enfants victimes de la guerre, et ces voix ne peuvent faire autrement que de nous émouvoir. À?ne manquer sous aucun prétexte. À l’ONF samedi à 19 h 30, le 28 mai à 21 h et le 3 juin à 19 h 15 (Jessica Émond-Ferrat)
2. En audition avec Simon

On s’en doutait, mais c’est maintenant confirmé : Simon-Olivier Fecteau et Étienne de?Passillié seront de retour pour une troi­sième saison de capsules humoristiques dans les­quelles ils font passer des auditions ridicules à des acteurs connus. On a TRÈS hâte de connaître les prochaines victimes. Premières saisons disponibles
sur Tou.TV
(Jessica Émond-Ferrat)

3. Ryan Gosling et Michelle Williams dans Blue Valentine

Blue Valentine est loin d’être un film réjouissant. Mais on le recommande tout de même, ne serait-ce que pour les performances incroyables de Ryan Gosling et de Michelle Williams, qui jouent un couple, jadis amoureux et désormais usé, qui s’entredéchire de plus en plus. Crédibles, naturels et intenses, les deux acteurs nous ont carrément coupé le souffle. Présentement en DVD (Jessica Émond-Ferrat)
4. Urban state d’Estès

Avec ce premier EP, le groupe montréalais Estès nous plonge dans un vaste univers, à la fois atmosphérique et planant. Quatre chansons riches et mélo­diques, à commencer par la pièce d’ouverture, 1973 Whisper, qui possède une mélancolie et une touche seventies. Belle découverte. Disponible sur Bandcamp (Natalia Wysocka)
5. Les héros de Kings of pastry

L’intérêt pour les artistes culinaires ne faiblit pas, comme le prouve la multiplication des émissions consacrées aux plaisirs de la table. Le sympathique documentaire Kings of Pastry, à mille lieues d’un Ace of Cakes, suit le parcours des candidats qui concourent au titre de Meilleur Ouvrier de France en confectionnant pièce en sucre, pièces montées, suçons en chocolat… On admire la passion de ces pâtissiers dévoués qui réalisent, au prix d’innombrables heures sans sommeil, un travail d’orfèvre. Touchant. Au Cinéma du Parc (Natalia Wysocka)
6. Une petite zone de turbulences

Avec sa galerie de personnages névrosés qui gueulent tout le temps, ses dialogues bien foutus et ses conflits familiaux typico-comiques, Une petite zone de turbulences, d’Alfred Lot, se révèle être un divertissement charmant. Il faut dire que retrouver Michel Blanc et Miou-Miou réunis à l’écran pour la première fois depuis Tenue de soirée ne nuit pas au plaisir. Présentement en DVD (Natalia Wysocka)
7. L’usure des choses

Dans le cadre du 12e Festival de la poésie, la Casa d’Italia expose les Å“uvres de deux artistes québécois. Ce sont des cueilleurs tous les deux. Jacques Brault ramasse des morceaux de bois, et François Hébert récupère toutes sortes de petits objets destinés au rebut. Et à ces matériaux en fin de cycle, dont les hommes et les éléments sont venus à bout, les deux artistes vont tenter de redonner une vie. Collages et traits de crayon pour François Hébert, légers coups de ciseaux et de pinceau pour Jacques Brault, et les objets retrouvent soudain une vie, un nom, une poésie. Le résultat est un voyage, onirique et rafraîchissant, dans un monde où tous les rêves semblent permis. Un monde comme seuls peuvent en bâtir les enfants et les poètes. À la Casa d’Italia jusqu’au 29 mai (Marjorie Wirzbicki )


 Métro en enfer! Cette semaine, on se désole pour…


Les propos de Lars von Trier à Cannes


C’est ce qu’on appelle «perdre une bonne occasion de se taire». Le cinéaste Lars Von Trier a été déclaré persona non grata à Cannes, hier, après avoir tenu des propos jugés inacceptables au sujet de Hitler. «Je pense que je comprends l’homme. Il n’était pas ce qu’on appellerait un brave homme, mais je comprends beaucoup de choses sur lui et j’ai un peu de sympathie pour lui», a-t-il notamment dit. Bien entendu, on se doute que ces déclarations ont été faites dans un esprit de provocation. Mais exprimer de la sympa­thie pour Adolf Hitler, voilà qui dépasse la simple provocation et tombe carrément dans le mauvais goût et le man­que de respect envers les victimes. (Jessica Émond-Ferrat)

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