Installé au cinquième étage du Centre Eaton, le musée Grévin Montréal ouvrira ses portes vendredi. Plus de 120 personnalités sont immortalisées en statues de cire, dans une mise en scène que Bernard Pivot, président de l’Académie Grévin à Paris, considère comme «encore plus moderne et novatrice que celle de Paris». Métro a visité l’exposition et vous en souligne quelques aspects intéressants. (Voyez notre galerie complète ici)

Ressemblances frappantes
Grévin Aznavour
Évidemment, il y a des statues qui sont moins réussies que d’autres mais, dans l’ensemble, on ne met pas longtemps à reconnaître les personnalités recréées en version de cire. Parmi les frappantes à Montréal : Charles Aznavour (photo), Steve Jobs, Céline Dion, André-Philippe Gagnon. «Pour être immortalisé au musée Grévin, il faut être populaire, mais surtout reconnaissable au premier coup d’œil», soulignait hier Bernard Pivot, rencontré au Centre Eaton.

Mise en scène dynamique
Grévin Lennon:Ono
«Un gros avantage de Mont­réal par rapport à Paris, c’est qu’il y a beaucoup plus d’espace», souligne Bernard Pivot. Et la possibilité, donc, de mettre en scène de façon efficace les statues. Une des salles nous entraîne avec Roy Dupuis et Gilles Vigneault dans une forêt boréale; une autre nous présente Alfred Hitchcock dans la fameuse salle de bains de son film Psycho; on peut être témoin du bed-in de John Lennon et Yoko Ono (photo)… Un des favoris de Bernard Pivot : «La salle de hockey sur glace [avec Maurice Richard, Guy Lafleur… et Robert Charlebois]. C’est magnifique!»

Aspect éducatif
Grévin Champlain

Bernard Pivot, qui s’était improvisé guide du musée Grévin de Paris pour sa famille quand il était tout jeune, raconte qu’il y a souvent emmené des enfants pour leur expliquer l’histoire de la France. «Il y a toute une dimension pédagogique», souligne-t-il. Celui de Montréal n’est pas en reste, puisqu’il comprend toute une section sur l’histoire de l’Amérique, notamment, avec Jacques Cartier, Samuel de Champlain (photo), Pontiac et tutti quanti. Et si vous disposez d’un iPhone, vous pouvez scanner les notices explicatives pour accéder à plus d’information sur les personnalités dont vous observez la copie de cire.

Plus près des étoiles
Grévin Charlebois

«Ce que j’aime particulièrement du musée Grévin, c’est cette ruse pleine d’humour faisant en sorte qu’on peut s’approcher des gens a priori hors d’atteinte, explique Bernard Pivot. C’est comme une transgression de la réalité.» Le président de l’Académie Grévin révèle d’ailleurs que certaines personnalités refusent de prêter leur visage à une statue de cire, parce que «ça leur fait peur!» Alors que d’autres, comme Robert Charlebois, n’hésitent pas à poser fièrement près de leur émule de cire.

Interactivité
Grévin Marie-Mai

Une section de l’exposition vous permet de créer une photo de vous en statue de cire et de suivre toutes les étapes de création sur différents postes informatiques. Mais il y a aussi, plus simplement, la possibilité de se prendre en photo aux côtés de Céline Dion, de Marie-Mai (photo) ou de Tiger Woods en visitant le musée. «Ce qui a redonné une vie au musée Grévin, c’est l’avènement des téléphones intelligents, lance Bernard Pivot. Tout le monde veut se photographier près des statues!»

Photos : Yves Provencher/Métro (2, 4, 5) et Grévin Montréal (1, 3).

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!