Tout vient à point à qui sait attendre… surtout quand il s’agit de la mort.

Prière de ne pas envoyer de fleurs a mis du temps à se trouver un diffuseur : 15 ans pour être précis. D’après une idée originale de Pierre Castonguay, l’émission n’a séduit personne lorsque ses créateurs ont approché les grands réseaux québécois – et européens (TF1) – en 1996. Même chose en 2001 quand l’équipe de Zone 3 est revenue à la charge. «La mort, ça fait peur», résume le producteur André Laurin.

Dans Prière de ne pas envoyer de fleurs, Patrice L’Ecuyer convie un artiste à assister au bien cuit dont il ferait l’objet advenant son décès. Une célébration faussement posthume à laquelle participent des personnalités connues, mais aussi des proches du disparu. Le tout, sur un ton humoristique, bien sûr. «On ne dit pas les mots « mort » et « décès ». On ne veut pas que ça soit morbide», précise Dominic Anctil, producteur au contenu de l’émission, qui prendra l’antenne de Radio-Canada le 12 janvier.

Le concept de Prière de ne pas envoyer de fleurs a subi de nombreux changements depuis sa naissance, ce qui explique pourquoi Radio-Canada a finalement craqué pour  le projet dans sa forme actuelle.

Chaque émission débute avec la présentation d’un segment de fiction relatant les circonstances entourant la mort de la personne honorée. Des séquences d’ouverture qui rappellent celles des épisodes de Six Feet Under. Les principaux intéressés participent au tournage de ces scènes comiques. Dans la première de la saison, Jean-Michel Anctil rend l’âme après s’être fait électrocuter par Édith Cochrane. S’ensuit la présentation d’un mini-gala tourné devant public et truffé de numéros inspirés des moments marquants de l’existence du «disparu».

Bien qu’elle ne convain­que pas totalement, la première émission contient plusieurs éléments intéressants, dont une éloge funèbre mordante livré par Martin Petit. Ce dernier lance plusieurs flèches bien acérées à son «feu» confrère, qui les reçoit avec le sourire. Le numéro de danse créé à partir des tics de Rateau, un des personnages du stand-up comique, réussit aussi à nous divertir. On ne peut malheureusement pas en dire autant de la chanson des B.B. (une plate relecture de Tu ne sauras jamais) et du monologue de L’Ecuyer, qui peine à provoquer les éclats de rire. L’animateur semble hésiter entre deux tons : les bons sentiments d’un happening convenu et l’humour corrosif d’un bien cuit. Gageons qu’il saura rapidement s’ajuster, tout comme les auteurs Simon Cohen et Michel Sigouin d’ailleurs. «Plus ça va aller, plus le ton risque d’être plus mordant», note l’animateur.

Prière de ne pas envoyer de fleurs marque le retour de L’Ecuyer aux grands rendez-vous de variétés, un genre qu’il a délaissé depuis plusieurs années, préférant animer des jeux comme L’union fait la force, Des squelettes dans le placard et Le moment de vérité, qui vient de prendre fin après quatre saisons.

«Je ne voulais pas que mes enfants m’appellent « monsieur », dit-il. Je voulais passer plus de temps avec ma famille.»

Prière de ne pas envoyer de fleurs sera présenté le jeudi soir à 20 h, dans la case présentement occupée par Enquête. La diffusion du rendez-vous hebdomadaire d’Alain Gravel sera donc repoussée d’une heure à compter de 2012.

Invités
Plusieurs stars goûteront à la médecine de Patrice durant la première saison de l’émission. Parmi elles, citons :

  • Michel Barrette
  • Sylvie Moreau
  • Guy A. Lepage
  • René Simard
  • Véronique Cloutier
  • Paul Houde
  • Éric Salvail
  • Normand Bratwaithe
  • Guillaume Lemay-Thivierge

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