Yeshe a été partout, et ça se voit. Il a le regard chaleureux de ceux qui ont énormément voyagé, l’ouverture d’esprit aussi. «J’ai commencé à m’intéresser à la musique et à la culture africaines très jeune», raconte-t-il lorsque nous le rencontrons devant un café dans l’antre de l’Hôtel de la Montagne. «Mon premier professeur était un percussionniste originaire du Ghana. Dès que j’ai eu 16 ans, j’ai dit adieu à l’école et je ne suis jamais revenu!»

Plutôt que d’étudier plein de matières, l’Allemand Yeshe a alors décidé d’apprendre la musique à ses sources. Hiver après hiver, il a quitté son village situé près de Düsseldorf afin de se rendre en Afrique, histoire de s’immerger dans la culture et les beats du continent.

C’est grâce à ces périples et à toutes les rencontres qu’il a pu faire au cours de sa vie riche et remplie, que Yeshe a acquis un son aussi authentique. Ce multi-instrumentiste captivant traîne d’ailleurs derrière lui le surnom d’«Eminem de la musique world». Un qualificatif qui le fait encore et toujours sourire. «Je crois qu’on m’a appelé ainsi parce que je suis un p’tit mec blanc fasciné par la culture noire!» rigole-t-il.

Sur son tout dernier disque, Roots and Wings, accueilli par des critiques dithyrambiques, l’artiste qui a moult cordes à son arc reprend notamment La bataille de Jean Batailleur de Zachary Richard. Une chanson pour laquelle il a eu un gros coup de cœur. «Je l’avais entendue une première fois au Québec.

Puis, ma prof de français, en Australie, l’avait fait jouer durant notre cours! Elle me trottait dans la tête depuis ce jour-là.» Amoureux du français, le musicien confie que c’est au Québec qu’il préfère se produire. «C’est magique! Les gens sont si chaleureux et ouverts!» Vous savez ce que l’on dit, n’est-ce pas, Yeshe? Qui se ressemble….

Yeshe
vendredi soir à 20 heures
À L’Astral

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