Warner Bros Une scène de The Great Gatsby

Cette semaine, on craque pour… John Lurie au Centre Phi, Benedict Cumberbatch dans Star Trek Into Darkness, la signature Baz Lurhmann dans The Great Gatsby, La chasse, Lotus Eaters, Un ennemi du peuple au FTA et Sherlock Holmes.

Et on se désole pour… Les teasers qui nous niaisent.

1. John Lurie au Centre Phi
Décidément, le Centre Phi enchaîne bon coup sur bon coup. En cette semaine où la série Martin Scorsese présente y est, justement, présentée, les lieux accueillent un autre événement de taille : la venue de John Lurie. Musicien, artiste et acteur qu’on a notamment vu dans Stranger Than Paradise de Jim Jarmusch, Lurie a également animé, au début des années 1990, Fishing with John, une émission de six épisodes que beaucoup considèrent comme ayant été un précurseur à la téléréalité. Dans son cadre, il invitait des artistes à l’accompagner dans un voyage de pêche. Parmi eux, il y a eu Matt Dillon, Willem Dafoe et son compagnon de Down By Law, Tom Waits. Trois épisodes de la série devenue culte son projetés ce soir, après quoi, mister Lurie répondra aux questions des spectateurs. La classe. Ce vendredi à 20 h. Billets dispo pour la projection ou pour la projection + le Q&A. (Natalia Wysocka)

2. Benedict Cumberbatch dans Star Trek Into Darkness
Pour son deuxième épisode de Star Trek, J.J. Abrams continue avec brio à revitaliser la célèbre franchise avec un habile mélange de clins d’œil à la série originale et de nouveautés. Une des forces du film : un «méchant» inquiétant, complexe, et duquel notre petit doigt nous dit qu’on devrait revoir dans d’éventuels prochains épisodes. On ne vous en révélera pas trop, mais disons simplement que le vilain de Star Trek Into Darkness, interprété par le versatile acteur britannique Benedict Cumberbatch, est à la fois inquiétant et impressionnant, à l’histoire intéressante. Résultat : un des bons blockbusters de l’été! Voyez la bande-annonce de Star Trek Into Darkness, présentement en salle. (Jessica Émond-Ferrat)

3. La signature Baz Lurhmann dans The Great Gatsby
C’est quelque chose qui pourra en agacer certains comme il en charmera d’autres. Dans notre cas, ayant un penchant pour le style fastueux et éclaté de Baz Luhrmann depuis Romeo + Juliet et Moulin Rouge (on oublie volontairement l’ennuyeux Australia), retrouver sa signature bien particulière dans chaque plan de The Great Gatsby nous a complètement séduite. Les grosses fêtes colorées, le montage nerveux, les anachronismes musicaux, l’histoire d’amour déchirante, tout y est. Sans oublier l’ex-Roméo, devenu Gatsby : Leonardo DiCaprio, excellent comme toujours. Voyez la bande-annonce de The Great Gatsby, présentement en salle. (Jessica Émond-Ferrat)
4. La chasse
Ça commence dans la franche camaraderie. Dans un petit village où tout le monde se tient. Et puis, un jour, une petite fille fait un bisou sur la bouche de son instituteur. Ce dernier la repousse et lui dit que ce genre de pratique est réservé «aux papas et aux mamans». Peinée, elle raconte à la directrice de son école qu’elle n’aime plus son professeur. Pourquoi? «Parce qu’il a un zizi». La phrase se transforme en une autre, puis en une autre, et soudain, l’histoire prend des proportions inimaginables. Le gentil citoyen aimé de tous devient l’homme le plus haï de la région. «Les enfants ne mentent jamais!» s’entêtent tous ceux qui veulent sa peau. Réalisé par l’ami de Lars von Trier, Thomas Vinterberg (Festen), le film met en scène un Mads Mikkelsen solide, captivant, comme on ne l’avait encore jamais vu. Son jeu, la finale, le flottement, le malaise… cette longue partie de chasse à l’homme marque profondément. Voyez la bande-annonce de La chasse, présentement en salle. (Jessica Émond-Ferrat)
5. Lotus Eaters
À Londres, une bande de credit card kids, d’«enfants cartes de crédit», stylés, magnifiques, alterne entre les cafés-terrasses, les bains de vodka (oui) et les activités équestres. Au centre de ce groupe de très belles gens très perdus, vogue Alice, ex-mannequin, aspirante actrice. «Le genre de fille que tout le monde veut, mais que personne ne peut avoir.» Ses amis boivent beaucoup, se droguent souvent, divaguent étendus sur le plancher des toilettes. «J’adore rester assis sur le sol de la salle de bain avec toi. C’est toujours le moment favori de ma soirée», lui confie son ex, porté sur les substances toxiques. Premier film de l’Irlandaise Alexandra McGuinness, Lotus Eaters nage dans les eaux d’un Less Than Zero. Voulu – ou peut-être pas? –, ce récit laisse une impression de vide, comparable à celle qui «remplit» les protagonistes. Dans une réplique particulièrement évocatrice, une des filles du groupe lance : «J’essaye de tomber enceinte. Je m’ennuie tellement!» Visuellement, toutefois, la direction photo de Gareth Munden est impeccable, et la bande-son se révèle de top qualité : First Aid Kit, les Villagers, Karen O… Bel objet. Voyez la bande-annonce de Lotus Eaters, présentement au Cinéma du Parc. (Natalia Wysocka)
6. Un ennemi du peuple au FTA
Le Dr Stockman se bat pour révéler le scandale des eaux contaminées de sa ville  et convoque une réunion publique pour défendre son point de vue. Dans la mise en scène brillante de Thomas Ostermeier, cette scène devient un débat avec les spectateurs. Sa griffe cool et branchée, sa trame sonore pop et sa charge politique féroce contre un système économique corrompu font des étincelles. La pièce écrite en 1882 par Ibsen n’a rien perdu de son actualité. Mercredi à Montréal, fiction et réalité semblaient s’étonner mutuellement. Vendredi soir au Théâtre Jean-Duceppe. (Anne-Sophie Carpentier)
7. Sherlock Holmes
Une grosse partie de plaisir que cette aventure théâtrale de Sherlock Holmes, imaginée par  Greg Kramer et mise en scène par Andrew Shaver. Un peu trop longue, peut-être, pas toujours très claire vu la multiplication de personnages, mais peu importe. La mise en scène inspirée, fofolle et hyper dynamique fait en sorte qu’on ne s’ennuie pas une seconde, le jeu toujours délicieux de Jay Baruchel, qui tient le rôle-titre (lequel semble avoir été écrit sur mesure pour lui) et celui, suave, de l’étonnant Kyle Gatehouse qui interprète un professeur Moriarty plein de classe et de machiavélisme. Si votre anglais est assez à point, allez y jeter un œil! Au Centre Segal jusqu’à mardi. (Jessica Émond-Ferrat)

MÉTRO EN ENFER

Les teasers qui nous niaisent
La semaine dernière, le groupe britannique Franz Ferdinand lançait un teaser pour annoncer la venue d’un nouvel album (qui sera lancé le 26 août). Bon, c’est une bonne nouvelle, mais on s’entend que huit secondes de musique, c’est vachement court! Il y a quelques semaines, c’était Daft Punk, roi de la promo, qui lançait un teaser de 30 secondes. Ça ne donne pas vraiment le temps d’apprécier, encore moins d’embarquer dans le buzz. C’est comme dire : «Boom! On existe! Ça s’en vient.» Oui, et alors? Le coup de pub, si bon soit-il, ne rendra malheureusement pas l’album meilleur! On peut faire mieux! Il y a de nombreuses façons d’en donner plus à vos fans. On pense à The Strokes et The National, par exemple, qui ont mis leur nouvel album en écoute intégrale une semaine avant la sortie officielle. On vous aime, on va quand même acheter vos albums. Vous n’avez pas à être si radins…  Pour voir le teaser en question, cliquez ici.
(Josie Desmarais)

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