7e ciel: cette semaine on craque pour…
Cette semaine, on craque pour… John Lurie au Centre Phi, Benedict Cumberbatch dans Star Trek Into Darkness, la signature Baz Lurhmann dans The Great Gatsby, La chasse, Lotus Eaters, Un ennemi du peuple au FTA et Sherlock Holmes.
Et on se désole pour… Les teasers qui nous niaisent.
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1. John Lurie au Centre Phi |
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2. Benedict Cumberbatch dans Star Trek Into Darkness |
| 3. La signature Baz Lurhmann dans The Great Gatsby C’est quelque chose qui pourra en agacer certains comme il en charmera d’autres. Dans notre cas, ayant un penchant pour le style fastueux et éclaté de Baz Luhrmann depuis Romeo + Juliet et Moulin Rouge (on oublie volontairement l’ennuyeux Australia), retrouver sa signature bien particulière dans chaque plan de The Great Gatsby nous a complètement séduite. Les grosses fêtes colorées, le montage nerveux, les anachronismes musicaux, l’histoire d’amour déchirante, tout y est. Sans oublier l’ex-Roméo, devenu Gatsby : Leonardo DiCaprio, excellent comme toujours. Voyez la bande-annonce de The Great Gatsby, présentement en salle. (Jessica Émond-Ferrat) |
| 4. La chasse Ça commence dans la franche camaraderie. Dans un petit village où tout le monde se tient. Et puis, un jour, une petite fille fait un bisou sur la bouche de son instituteur. Ce dernier la repousse et lui dit que ce genre de pratique est réservé «aux papas et aux mamans». Peinée, elle raconte à la directrice de son école qu’elle n’aime plus son professeur. Pourquoi? «Parce qu’il a un zizi». La phrase se transforme en une autre, puis en une autre, et soudain, l’histoire prend des proportions inimaginables. Le gentil citoyen aimé de tous devient l’homme le plus haï de la région. «Les enfants ne mentent jamais!» s’entêtent tous ceux qui veulent sa peau. Réalisé par l’ami de Lars von Trier, Thomas Vinterberg (Festen), le film met en scène un Mads Mikkelsen solide, captivant, comme on ne l’avait encore jamais vu. Son jeu, la finale, le flottement, le malaise… cette longue partie de chasse à l’homme marque profondément. Voyez la bande-annonce de La chasse, présentement en salle. (Jessica Émond-Ferrat) |
| 5. Lotus Eaters À Londres, une bande de credit card kids, d’«enfants cartes de crédit», stylés, magnifiques, alterne entre les cafés-terrasses, les bains de vodka (oui) et les activités équestres. Au centre de ce groupe de très belles gens très perdus, vogue Alice, ex-mannequin, aspirante actrice. «Le genre de fille que tout le monde veut, mais que personne ne peut avoir.» Ses amis boivent beaucoup, se droguent souvent, divaguent étendus sur le plancher des toilettes. «J’adore rester assis sur le sol de la salle de bain avec toi. C’est toujours le moment favori de ma soirée», lui confie son ex, porté sur les substances toxiques. Premier film de l’Irlandaise Alexandra McGuinness, Lotus Eaters nage dans les eaux d’un Less Than Zero. Voulu – ou peut-être pas? –, ce récit laisse une impression de vide, comparable à celle qui «remplit» les protagonistes. Dans une réplique particulièrement évocatrice, une des filles du groupe lance : «J’essaye de tomber enceinte. Je m’ennuie tellement!» Visuellement, toutefois, la direction photo de Gareth Munden est impeccable, et la bande-son se révèle de top qualité : First Aid Kit, les Villagers, Karen O… Bel objet. Voyez la bande-annonce de Lotus Eaters, présentement au Cinéma du Parc. (Natalia Wysocka) |
| 6. Un ennemi du peuple au FTA Le Dr Stockman se bat pour révéler le scandale des eaux contaminées de sa ville et convoque une réunion publique pour défendre son point de vue. Dans la mise en scène brillante de Thomas Ostermeier, cette scène devient un débat avec les spectateurs. Sa griffe cool et branchée, sa trame sonore pop et sa charge politique féroce contre un système économique corrompu font des étincelles. La pièce écrite en 1882 par Ibsen n’a rien perdu de son actualité. Mercredi à Montréal, fiction et réalité semblaient s’étonner mutuellement. Vendredi soir au Théâtre Jean-Duceppe. (Anne-Sophie Carpentier) |
| 7. Sherlock Holmes Une grosse partie de plaisir que cette aventure théâtrale de Sherlock Holmes, imaginée par Greg Kramer et mise en scène par Andrew Shaver. Un peu trop longue, peut-être, pas toujours très claire vu la multiplication de personnages, mais peu importe. La mise en scène inspirée, fofolle et hyper dynamique fait en sorte qu’on ne s’ennuie pas une seconde, le jeu toujours délicieux de Jay Baruchel, qui tient le rôle-titre (lequel semble avoir été écrit sur mesure pour lui) et celui, suave, de l’étonnant Kyle Gatehouse qui interprète un professeur Moriarty plein de classe et de machiavélisme. Si votre anglais est assez à point, allez y jeter un œil! Au Centre Segal jusqu’à mardi. (Jessica Émond-Ferrat) |
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